Agrippa est le pilier technique de la carrière sportive de Gally. Ancien pilote lui-même, il possède une connaissance encyclopédique de la mécanique de haute vitesse. Contrairement à Ido qui voyait en Gally une fille, Agrippa la voit comme une athlète de haut niveau. Il est celui qui adapte le Panzer Kunst aux contraintes de la piste, créant une synergie entre la technique martiale et la physique des moteurs. Son caractère est bourru mais protecteur à sa manière. Il offre à Gally la structure et la discipline dont elle a besoin pour survivre dans la troisième ligue, puis pour monter en grade. Agrippa représente l’aspect professionnel et rigoureux du Motorball, loin du strass et de la corruption de Vector. Il s’inquiète sincèrement pour la sécurité de sa pilote, tout en la poussant à dépasser ses limites. Sa relation avec elle est basée sur le respect mutuel et l’amour de la belle mécanique. Il est le premier à comprendre que Gally n’est pas là pour l’argent, mais pour une quête de soi, et il met tout son génie à son service pour qu’elle puisse affronter les monstres de la ligue majeure avec les meilleures chances de succès.
Dans l’apothéose du Motorball, Agrippa est soumis à une pression immense. Préparer une machine capable de rivaliser avec l’empereur Jashugan est le défi de sa vie. Il collabore parfois malgré lui avec les informations médicales d’Ido pour trouver une faille dans le système du champion. Agrippa incarne la loyauté du mécanicien : il est celui qui reste dans l’ombre pour que la lumière brille sur la piste. Pendant le combat, il est aux stands, chaque bruit suspect du moteur de Gally lui déchirant le cœur. La fin du Motorball pour Gally est aussi la fin d’une ère pour lui. Il accepte son départ avec une dignité mélancolique, conscient qu’ils ont ensemble touché à quelque chose qui dépasse le sport. Sa contribution à la légende de la "Killing Angel" est fondamentale ; sans son expertise, Gally aurait été broyée dès ses premières courses. Il finit par devenir le gardien des secrets technologiques de cette période, transmettant peut-être son savoir à de nouvelles générations de pilotes, mais sachant au fond de lui qu’il ne retrouvera jamais une pilote de la trempe de Gally.