Parcours dans les arcs
Arthur est introduit comme une figure de pureté et de renouveau. Arrivant à Liones avec une armée pour aider à résoudre la crise, il se retrouve face à Hendrickson. Bien qu’il ne possède pas encore de capacité magique nommée, ses réflexes et sa maîtrise de l’épée impressionnent même Meliodas. Il est humble, admiratif des Seven Deadly Sins, et porte sur ses épaules le poids de l’avenir de Camelot. Sa relation de mentorat avec Merlin commence à se dessiner : elle voit en lui un potentiel qui dépasse l’entendement humain. Durant cet arc, il sert de contrepoint positif aux Chevaliers Sacrés corrompus de Liones, incarnant l’idéal du chevalier juste. Sa présence préfigure l’importance que prendra Camelot dans la suite du récit et son lien indéfectible avec le sort de Britannia.
Lors de l'infiltration, Arthur se bat aux côtés des Sins. Il affronte Hendrickson avec une fougue juvénile, mais réalise rapidement le fossé qui le sépare des combattants de haut niveau. Cette réalisation ne le décourage pas ; au contraire, elle alimente son désir de devenir un roi capable de protéger son peuple. Il est témoin du sacrifice de Hawk et de l'éveil d'Elizabeth, ce qui forge sa compréhension de la force du cœur. Après la chute de Hendrickson, il réitère son offre d'alliance et invite les Sins à Camelot. Sa noblesse naturelle et son charisme commencent à unifier les factions disparates du royaume. Merlin reste constamment à ses côtés, le guidant vers une destinée qu’il ne soupçonne pas encore, faisant de lui l’espoir secret de l’humanité face aux ténèbres.
L’arc du réveil des démons est un choc brutal pour Arthur. Son royaume est le premier à tomber sous le joug de Zeldris et de ses commandements. Malgré son épée légendaire, il ne peut rien contre la puissance brute d’un Albion. Sa détresse est immense alors qu’il voit son peuple souffrir. Le sauvetage opéré par Meliodas renforce son admiration, mais crée aussi un complexe d'infériorité. Il passe beaucoup de temps à s'entraîner sous la supervision de Merlin, cherchant désespérément à éveiller sa magie. Il accueille les réfugiés et organise la résistance depuis Liones. Son rôle est ici plus politique et symbolique : il représente la résilience humaine face à une invasion divine, tout en luttant contre le sentiment d’être un fardeau pour ses alliés surpuissants.
Durant cet arc, Arthur prépare secrètement son retour à Camelot. La mort de Meliodas agit comme un électrochoc : il comprend que les Sins ne sont pas invincibles et que les humains doivent prendre leurs responsabilités. Il s'isole avec Merlin pour peaufiner ses techniques de combat. Son attitude devient plus sérieuse et mélancolique. Il gère les tensions entre les différents groupes de réfugiés avec une sagesse précoce. On sent une tension croissante en lui alors qu'il ressent la corruption de sa cité natale par les démons. Il refuse de rester inactif plus longtemps, commençant à planifier une mission suicide pour récupérer Excalibur, convaincu que cette arme est la clé pour renverser le cours de la guerre et venger son mentor tombé au combat.
Bien qu'absent de la Guerre Sainte passée, Arthur est mentionné comme le pivot du futur par Merlin. Dans le présent, on le voit s'entraîner avec Cath, son mystérieux compagnon félin. Il affine ses sens pour détecter les miasmes démoniaques. Sa patience est mise à rude épreuve, mais il sait que charger Camelot sans un plan solide serait fatal. Il commence à percevoir des échos de la puissance d'Excalibur qui l'appelle. Son rôle ici est de construire la tension dramatique avant son assaut solitaire. Il représente la persévérance humaine, restant dans l'ombre mais toujours focalisé sur son objectif de libération, tandis que les Sins sont occupés à revivre l'histoire ancienne de Britannia.
Arthur reste à Liones, supervisant la sécurité des frontières. Il reçoit des rapports sur les événements de Corand et s'inquiète pour Merlin et les Sins. Sa frustration de ne pas pouvoir participer aux combats de première ligne grandit. Il utilise ce temps pour étudier l'histoire de Camelot et les légendes entourant Excalibur. Il commence à comprendre que son destin n'est pas seulement de régner, mais d’être le réceptacle d’une force bien plus ancienne. La présence de Cath à ses côtés devient de plus en plus intrigante, le chat semblant le pousser vers une confrontation inévitable. Arthur est l’atout que les démons n’ont pas encore pris au sérieux, une erreur qu’il compte exploiter dès que l’occasion de reprendre son trône se présentera.
C’est l’arc tragique d’Arthur. Son assaut sur Camelot montre l’étendue de son courage. En saisissant Excalibur, il accède aux mémoires et aux styles de combat de tous les rois précédents, devenant momentanément une menace pour les démons les plus puissants. Son duel contre ses anciens alliés (Meliodas et Zeldris) est empreint de tristesse. Cependant, son "éveil" est incomplet ; la puissance de l'épée déchire ses muscles et ses os. Dans la retraite, Cusack utilise un sort de résonance pour forcer Arthur à se transpercer avec sa propre lame. Il meurt dans les bras de Merlin au Boar Hat. Cette mort semble être la fin de l’espoir pour l’humanité, plongeant les Sins dans le désespoir, mais elle est en réalité la condition nécessaire pour son futur éveil en tant que Roi du Chaos.
Arthur est physiquement absent mais thématiquement central. Son corps repose dans un cocon magique au cœur du Boar Hat. Merlin déploie une énergie monumentale pour le préserver des influences démoniaques. Pendant ce temps, l'âme d'Arthur erre dans un vide métaphysique, absorbant lentement les énergies du conflit mondial. On comprend que Merlin a orchestré une partie des événements pour que le moment de sa résurrection coïncide avec la défaite des anciens dieux. La tension monte autour de sa dépouille, car certains membres de Stigma commencent à suspecter les véritables intentions de Merlin. Arthur est devenu une relique, l’enjeu secret d’une guerre qui dépasse le simple conflit entre démons et déesses.
C’est la renaissance d’Arthur. Éveillé par le rituel de Merlin, il découvre que ses blessures ont guéri et que sa puissance est désormais sans limites. Il peut réécrire la réalité d’une simple pensée. Cependant, cette puissance attire Cath Palug, qui révèle sa vraie nature de bête du Chaos. Le duel qui s’ensuit est psychédélique, Arthur devant apprendre à maîtriser son nouveau statut tout en combattant son ancien ami. Il finit par vaincre Cath en l’absorbant, devenant le garant de l’équilibre mondial. Ce moment marque la fin du jeune Arthur naïf ; il est désormais un être divin, solitaire malgré le soutien de Merlin. Il accepte son rôle de créateur d’un nouveau monde, bien que cela signifie s’éloigner des Seven Deadly Sins et de leur vision de Britannia.
Dans l’épilogue, Arthur apparaît comme une figure majestueuse et distante. Il utilise sa magie pour bâtir une cité magnifique à partir des ruines, mais ses méthodes soulèvent des questions éthiques. Sa relation avec Meliodas reste respectueuse mais tendue, car ils servent désormais des forces opposées. Arthur représente la liberté absolue et le risque qu'elle comporte. En partant avec Merlin, il quitte le cercle des Sins pour devenir le protagoniste de sa propre épopée (4 Knights of the Apocalypse). Sa transformation est complète : du jeune roi en quête de force au dieu souverain d'une réalité nouvelle. Son voyage se termine sur une note d’incertitude et de grandeur, laissant Britannia entre les mains d’un monarque dont la puissance pourrait soit sauver le monde, soit le consumer.
L’arc final du Chaos voit la transformation radicale d’Arthur. Il n’est plus le jeune roi hésitant, mais l’hôte de l’entité qui a créé l’univers. Sa puissance lui permet de manipuler la matière, l’espace et le temps. Sous la direction de Merlin, il décide de créer une utopie pour les humains, Camelot, un lieu où la souffrance n’existerait plus. Cependant, cette puissance s’accompagne d’une solitude immense et d’une déconnexion progressive avec ses anciens amis des Seven Deadly Sins. Son duel interne et externe contre Cath Palug scelle son destin : en absorbant la bête du Chaos, il accepte la part de ténèbres nécessaire à l’équilibre. Il représente désormais le futur incertain de Britannia, un dieu-roi dont les intentions bienveillantes pourraient devenir tyranniques. Il clôt la série non pas comme un héros classique, mais comme l’architecte complexe d’une nouvelle réalité dépassant la morale humaine.