Histoire & Origines
Ancien serviteur d'un seigneur cruel, Jukai a passé sa jeunesse à crucifier des innocents. Hanté par ses crimes, il a tenté de se suicider avant de décider de consacrer sa vie à 'réparer' ce qu'il avait brisé. Il parcourt le Japon pour offrir des prothèses aux victimes de guerre. Lorsqu'il trouve le bébé Hyakkimaru, il y voit une chance ultime de rédemption. Il lui fabrique un corps, lui apprend à se battre et lui donne son nom. Cependant, il vit dans la peur constante que les armes qu'il a intégrées au corps de son fils adoptif ne fassent de lui qu'un autre instrument de mort.
Analyse Psychologique
La psyché de Jukai est dévorée par la culpabilité. Sa psychologie est celle d'un homme qui ne se pardonnera jamais, cherchant désespérément à équilibrer la balance de son karma. Sa relation avec Hyakkimaru est empreinte d'une tristesse infinie : il l'aime comme son propre fils, mais il refuse de se considérer comme son père, s'estimant trop indigne. Il représente la figure de l'expiation, montrant que même après avoir commis l'irréparable, on peut choisir de cultiver la vie plutôt que de semer la mort.
Symbolisme & Philosophie
Jukai symbolise la 'Réparation' et la 'Paternité par le Soin'. Il est l'antithèse de Daigo Kagemitsu : là où le père biologique rejette la vie pour le pouvoir, le père adoptif embrasse la monstruosité pour lui donner une dignité. Sa philosophie est celle du 'Tsumi' (le péché) et de sa purification par l'altruisme. Symboliquement, il est le sculpteur d'humanité, transformant un morceau de chair inerte en un être capable de volonté.
Importance pour les fans
Jukai est une figure extrêmement respectée par les fans. Son passé tragique et son dévouement total envers Hyakkimaru en font l'un des personnages les plus touchants. La communauté voit en lui le véritable parent, celui qui donne les outils pour survivre sans rien attendre en retour. Sa mort dans l'incendie final, après avoir enfin accepté le titre de 'père', est considérée comme l'une des scènes les plus poignantes de l'anime de 2019.