
Le sang des dragons n'est qu'un outil pour purifier ce monde. Si la princesse ne nous suit pas, elle doit disparaître.
Dans l'album, Yona : Princesse de l'aube, par Grand Prêtre Gobi.
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Histoire & Origines
Gobi est une figure religieuse de haut rang dans le royaume de Xing, voisin de Kôka. Sous couvert de piété et de pacifisme, il dirige une faction puissante qui s'oppose à la politique de la Princesse Kouren. Son objectif n'est pas la paix pour le bien du peuple, mais l'acquisition d'une influence politique totale via la religion. Lorsqu'il apprend l'existence de Yona et des quatre dragons, il voit en eux des reliques divines qu'il doit posséder pour légitimer son propre pouvoir. Il n'hésite pas à manipuler les citoyens de Xing, à trahir sa propre couronne et à mettre en danger la vie de milliers de personnes pour capturer les dragons. Son fanatisme et sa soif de contrôle en font l'un des antagonistes les plus frustrants et dangereux de la seconde moitié de l'histoire, car il utilise la foi comme une arme de division massive.
Analyse Psychologique
La psyché de Gobi est celle d'un 'Messie Narcissique'. Sa psychologie est centrée sur une conviction absolue de sa propre supériorité morale, utilisant la religion comme un bouclier contre toute critique. Il est un maître de la manipulation mentale, capable de transformer la peur du peuple en une haine dirigée contre ses ennemis. Contrairement à Soo-Won qui agit par pragmatisme royal, Gobi agit par pur égoïsme spirituel. Il ne voit pas les dragons comme des êtres humains, mais comme des objets sacrés qui lui sont dus par droit divin. Sa froideur émotionnelle et sa capacité à justifier la cruauté au nom de la 'volonté divine' font de lui un sociopathe religieux. Il méprise la véritable spiritualité (représentée par Ik-Su ou Zeno) car elle ne sert pas ses intérêts temporels, ce qui crée un contraste violent avec la quête sincère de Yona.
Symbolisme & Philosophie
Gobi symbolise la 'Corruption de la Foi' et le 'Populisme Religieux'. Il représente le danger des institutions qui utilisent le sacré pour asservir les esprits. Sa philosophie est celle de l' 'Instrumentalisation' : tout, même les dieux, doit être au service de l'ordre clérical qu'il a instauré. Symboliquement, il est l'ombre du temple, l'antithèse de la lumière pure que dégage Yona. Il incarne l'idée que le fanatisme est souvent le masque de l'ambition politique la plus vile. Sa présence dans l'arc de Xing permet de traiter des thèmes modernes comme la manipulation médiatique (via les rumeurs et les sermons) et la difficulté de séparer le pouvoir religieux du pouvoir d'État. Il est l'obstacle qui force Yona à affronter non plus des soldats, mais la conviction aveugle d'une foule manipulée, augmentant considérablement les enjeux moraux du récit.
Importance pour les fans
Gobi est universellement détesté par les fans, ce qui témoigne de son efficacité en tant qu'antagoniste. La communauté est particulièrement révoltée par la manière dont il traite les dragons, les considérant comme de simples 'échantillons' divins. Les lecteurs ont adoré les moments où sa façade de calme prêcheur s'effrite face à la détermination de Yona ou à la force brute de Hak. Il est perçu comme un personnage nécessaire pour montrer que le monde de Yona n'est pas seulement menacé par des rois et des généraux, mais aussi par des idéologies perverses. Son arc narratif est souvent cité pour sa tension dramatique et pour la manière dont il force Yona à faire preuve d'un leadership diplomatique complexe entre deux royaumes. Sa chute est l'un des moments les plus satisfaisants pour la fanbase, clôturant un chapitre sombre où la religion a failli causer la perte de Kôka et Xing.