Mitsuo est introduit comme l’antagoniste social de Shinichi dans l’arc de Ryoko Tamiya. En tant que leader de gang, il fonctionne selon une logique de domination physique. Son obsession pour Kana le pousse à traquer Shinichi, qu’il considère comme un rival faible. Cependant, lors de leur premier affrontement, Mitsuo subit un choc psychologique : Shinichi encaisse ses coups sans broncher et le neutralise avec une vitesse terrifiante. Mitsuo est le premier personnage à tester physiquement les limites du "nouveau" Shinichi. Il représente la force brute humaine confrontée à l’évolution parasitaire. Malgré sa défaite, Mitsuo ne fuit pas ; il est intrigué et effrayé par le regard de Shinichi, qu’il décrit comme n’étant plus celui d’un homme. Sa dynamique avec Kana est également centrale : il essaie de la protéger de ce qu’il perçoit comme un danger mortel, prouvant qu’au-delà de sa violence, il possède un code d’honneur et des sentiments réels. Il ancre le récit dans une réalité de rue où la survie dépend de l’instinct, un instinct qui lui crie que Shinichi est devenu un prédateur alpha.
Dans cet arc, Mitsuo subit une évolution émotionnelle majeure. La mort de Kana, qu’il aimait sincèrement, brise sa carapace de délinquant. Il blâme initialement Shinichi pour ne pas l’avoir protégée, mais la vision de la douleur de ce dernier le calme. Mitsuo sert à montrer l’impact humain des activités parasitaires. Il n’est plus le rival agressif, mais un homme endeuillé qui a perdu ses repères. Sa présence aux funérailles et ses échanges brefs avec Shinichi soulignent la fin de leur hostilité. Il reconnaît tacitement que Shinichi combat sur un terrain qui le dépasse totalement. Mitsuo finit par s’effacer du récit, mais son parcours illustre la perte d’innocence d’une partie de la jeunesse marginalisée. Il reste l’un des rares personnages à avoir survécu à une confrontation directe avec Shinichi tout en ayant compris que quelque chose d’inhumain habitait son ancien rival. Son personnage conclut son arc sur une note de mélancolie, symbolisant ceux qui restent en arrière après que la tempête parasitaire a tout emporté.