Parcours dans les arcs
Kenpachi est introduit comme la force la plus terrifiante du Gotei 13. Sans Shikai ni Bankai, il domine ses adversaires par sa simple pression spirituelle. Accompagné de la petite Yachiru, il cherche Ichigo car il sent son potentiel. Le combat est brutal : Kenpachi enlève son cache-œil (qui scelle son Reiatsu) pour profiter pleinement du duel. Il ne ressent pas la douleur, seulement l’extase de l’affrontement. Bien qu’il soit techniquement vaincu par Ichigo (double KO), il ressort de ce combat avec un respect immense pour le jeune homme. C’est le premier moment où l’on voit Kenpachi tenter de communiquer avec son sabre, réalisant qu’il a toujours combattu seul. Son importance est de représenter l’aspect sauvage et indomptable des Shinigamis. Il n’a aucun intérêt pour la loi ou l’exécution de Rukia ; il veut simplement un adversaire capable de le faire vibrer. Ce duel change radicalement la perception qu’Ichigo a de la Soul Society, montrant que certains capitaines sont motivés par des désirs bien plus simples que la justice politique. Kenpachi devient dès lors un allié officieux, motivé par le désir d’une revanche future.
Dans cet arc, Kenpachi bascule du côté des rebelles par pur ennui. Il libère Chad, Uryū et Ganju pour qu’ils le mènent à Ichigo, mais finit par croiser la route de Tōsen et Komamura qui veulent l’arrêter pour trahison. Le duel contre Tōsen montre la supériorité de l’instinct de Kenpachi : enfermé dans une zone de vide sensoriel total, il parvient à vaincre le capitaine de la 9ème division en se laissant frapper pour localiser sa lame. Sa force est telle qu’il fait fuir ses deux adversaires. Sur la colline du Sōkyoku, il observe l’ascension d’Aizen avec une rage contenue, détestant les complots et les fuites. Son importance narrative est de servir de "joker" imprévisible capable de renverser l’équilibre des forces. Il est l’un des rares capitaines à sortir de cette crise avec une joie féroce, ayant trouvé de nouveaux adversaires potentiels. Son rôle de protecteur des amis d’Ichigo scelle son amitié avec le protagoniste. Il termine l’arc comme le symbole de la force brute qui refuse de se plier aux manipulations d’Aizen, prêt à s’entraîner encore plus pour le prochain grand combat.
Durant cette phase de préparation, Kenpachi est une menace latente. Il est frustré par les restrictions imposées par le Capitaine-Commandant mais obéit aux ordres globaux. Il ramène Rukia et Renji après leur première incursion sur Terre, montrant une autorité naturelle et brutale. Son rôle est plus discret ici, servant principalement à maintenir la discipline au sein du Gotei 13. Cependant, on sent son impatience croissante. Il observe les rapports sur les Arrancars avec mépris, attendant de voir si ces créatures possèdent un "Hierro" capable de résister à ses coups. Son importance est de représenter la réserve de puissance du Seireitei. Il ne participe pas aux escarmouches à Karakura, car Yamamoto le garde comme une arme stratégique pour les affrontements majeurs à venir. Son interaction avec Ikkaku souligne son rôle de mentor spirituel pour la 11ème division, prônant une philosophie de force absolue et de loyauté envers le combat. Il se prépare mentalement pour l’invasion du Hueco Mundo, sachant qu’Aizen y a rassemblé les êtres les plus assoiffés de sang de l’univers.
C’est l’un des duels les plus violents de Kenpachi. Face à Nnoitra, qui possède la peau la plus dure de l’Espada, Kenpachi jubile. Il reçoit de multiples blessures profondes sans sourciller, s’excitant de trouver enfin quelqu’un qu’il ne peut pas couper facilement. Pour la première fois, il utilise ses deux mains sur son sabre (technique de Kendo) pour démultiplier sa force, ce qu’il déteste car cela termine les combats trop vite. Il pulvérise Nnoitra dans un climax sanglant. Après le combat, il ordonne à Ichigo de se lever et de continuer, fidèle à sa philosophie de guerrier. Son importance est cruciale : il élimine l’un des membres les plus dangereux de l’Espada et sécurise la zone pour les blessés. Sa présence transforme Las Noches en son propre terrain de chasse. Il incarne la puissance que même les Arrancars craignent. Son lien avec Yachiru reste son seul point d’ancrage émotionnel au milieu du carnage. Il termine l’arc en étant piégé dans le Hueco Mundo par Aizen, mais cela ne semble pas l’inquiéter, tant qu’il reste des ennemis à affronter dans les couloirs du palais.
Pendant que la bataille principale fait rage à Karakura, Kenpachi s’amuse avec Yammy. La rivalité comique entre lui et Byakuya apporte un contraste saisissant avec la violence de l’affrontement. Kenpachi coupe les membres gigantesques de l’Espada comme s’il s’agissait de simples branches. Il est dans son élément, ignorant les hurlements de rage de son adversaire. Le combat n’est pas montré intégralement, mais Kenpachi en ressort victorieux, bien que ses vêtements soient en lambeaux. Son importance narrative est de neutraliser la force brute la plus imposante d’Aizen, l’empêchant de rejoindre le monde réel. Il démontre une fois de plus que sa puissance n’a pas de plafond connu, s’adaptant toujours à la force de son ennemi pour faire durer le plaisir. Après la défaite d’Aizen, il rentre à la Soul Society frustré de n’avoir pu croiser le fer avec le traître lui-même. Il termine cet arc comme le champion incontesté du combat singulier, sa légende s’étendant désormais au-delà du Seireitei. Sa soif de sang reste intacte, attendant impatiemment que Ichigo retrouve ses pouvoirs pour un nouveau duel.
Kenpachi est présent lors du debriefing post-Aizen. Il est réprimandé par Yamamoto pour avoir perdu son haori de capitaine, ce qu’il considère comme un détail insignifiant. Durant les 17 mois de paix, il devient encore plus fort, s’ennuyant profondément dans un monde sans ennemis majeurs. Sa relation avec Yachiru et les membres de sa division reste le cœur de sa vie sociale. Son importance narrative est celle du gardien de la force guerrière pure. Il représente la frange du Gotei 13 qui refuse de s’amollir durant la paix. On apprend qu’il a continué à chercher des moyens de surpasser ses propres limites, bien qu’il soit déjà l’un des êtres les plus puissants existants. Il observe avec une certaine mélancolie Ichigo vivre sa vie d’humain, sachant que seul Ichigo pouvait le pousser dans ses derniers retranchements. Il est prêt à tout pour que Ichigo revienne sur le devant de la scène. Son rôle est celui du prédateur au sommet de la chaîne alimentaire, dont la simple présence dissuade toute velléité de rébellion interne au sein de la Soul Society.
Le retour de Kenpachi est une démonstration de force absurde. Face à Giriko, qui a acquis une forme monstrueuse grâce à ses "contrats de temps", Kenpachi ne prend même pas la peine de se mettre en garde. Il le tranche littéralement en deux avant que l’ennemi n’ait pu finir son explication. Sa phrase ("Tu es ennuyeux") résume parfaitement son état d’esprit. Sa présence dans cet arc sert de jauge de puissance : elle montre que les Fullbringers, bien que dangereux pour un Ichigo affaibli, ne sont rien face aux capitaines d’élite. Kenpachi apporte une partie de son Reiatsu pour forger l’épée de restitution, montrant malgré tout son attachement à Ichigo. Son importance est de rassurer le lecteur sur la puissance retrouvée du Gotei 13. Il repart aussitôt, préférant retourner s’entraîner au Seireitei plutôt que de perdre son temps avec des adversaires aussi fragiles. Ce chapitre souligne son évolution : il est devenu si puissant que trouver un adversaire digne de ce nom devient sa principale quête tragique.
C’est l’arc de la consécration pour Zaraki. Après une défaite humiliante, il est révélé que Kenpachi se limitait inconsciemment depuis son enfance pour faire durer ses combats. Shunsui ordonne à Unohana (la première Kenpachi) de l’entraîner. Après l’avoir tué et ressuscité des centaines de fois, elle libère son véritable potentiel au prix de sa propre vie. Kenpachi entend enfin le nom de son sabre : Nozarashi. Sous sa forme Shikai, il pulvérise une météorite géante invoquée par Gremmy Thoumeaux, le Quincy capable de transformer l’imaginaire en réalité. Plus tard, face au géant Gerard Valkyrie, il libère son Bankai (une forme démoniaque rouge) avec l’aide de Yachiru, qui se révèle être la manifestation de son sabre. Sa puissance est telle que son propre corps manque de se briser sous la pression. Il termine la guerre comme le rempart ultime de la Soul Society. Dix ans plus tard, il est toujours capitaine, plus serein mais toujours aussi assoiffé de duels. Son importance est absolue : il est devenu le dieu du combat, ayant enfin fusionné avec son identité profonde de guerrier.
Douze ans après la guerre contre Yhwach, Kenpachi reste la force de dissuasion numéro un du Gotei 13. Lors du rituel pour Ukitake, il dégage une aura si intense qu’elle semble attirer les créatures de l’Enfer. Lorsque les portes s’ouvrent, il est le premier à se jeter dans la mêlée, ravi de trouver des adversaires qui ne meurent pas au premier coup. Son rôle dans cet arc est celui du destructeur nécessaire. Il affronte les entités infernales avec une joie sauvage, notant que leur Reiatsu a une odeur de "vieux sang". On sent chez lui une certaine inquiétude concernant l’absence de Yachiru, bien qu’il sache désormais qu’elle est en lui. Son importance narrative est liée à l’équilibre des âmes : en tant qu’être d’une puissance "capitaine" et plus, sa propre mort future poserait un problème immense à l’équilibre des mondes. Il représente le paradoxe du Gotei 13 : une force capable de protéger l’univers, mais dont l’existence même menace de briser les sceaux de l’Enfer par son simple poids spirituel. Il termine ce prologue prêt à plonger dans les abysses pour un duel éternel.