Parcours dans les arcs
Karasuma incarne la rigueur militaire au sein du chaos de la classe E. Froid, distant mais profondément intègre, il devient rapidement le pilier physique de l'enseignement de l'assassinat. Dans cet arc initial, il introduit les élèves aux couteaux et balles en caoutchouc spécial "anti-professeur". Il est le lien direct avec le gouvernement et gère la logistique de la prime de dix milliards de yens. Bien qu'il soit impressionné par la vitesse de Koro-sensei, Karasuma reste focalisé sur sa mission. Il commence à déceler le potentiel latent de certains élèves, notamment Nagisa, tout en luttant pour maintenir un cadre professionnel face à l'excentricité du poulpe jaune. Sa présence est rassurante pour les élèves qui voient en lui un modèle de discipline et de force brute. Karasuma ne se contente pas d'entraîner des tueurs ; il inculque une forme de respect de soi à des jeunes qui se sentaient abandonnés par le système scolaire classique.
Karasuma agit ici comme le commandant de bord. Il doit jongler entre les protocoles de sécurité du ministère et le désir de Koro-sensei d'offrir un voyage normal aux élèves. Lorsque des incidents surviennent avec des délinquants ou des tueurs à gages comme Red Eye, Karasuma intervient souvent dans l'ombre pour neutraliser les risques avant qu'ils n'atteignent les enfants. Il observe avec un œil critique les capacités d'adaptation de ses élèves en milieu urbain. Son pragmatisme est mis en avant : pour lui, Kyoto est un terrain d'entraînement tactique à ciel ouvert. Il commence à développer une relation de respect mutuel, bien que teintée d'agacement, avec Koro-sensei. L'arc souligne sa capacité à rester calme sous pression, servant de boussole morale et tactique. Il rappelle sans cesse aux élèves que l'assassinat demande de la préparation et de la vigilance, même pendant les moments de détente.
Face à Itona, Karasuma passe en mode alerte maximale. Il est le seul capable d'analyser froidement les capacités de combat de "l'intrus" sans succomber à la panique. Il comprend que Shiro utilise des méthodes scientifiques interdites et reste sur ses gardes durant tout le duel. Karasuma est ici le garant de la sécurité physique de la classe, prêt à intervenir si Koro-sensei venait à faillir. Cet arc renforce son rôle de protecteur ; il n'hésite pas à se dresser contre Shiro pour affirmer que la classe E est sous sa juridiction. Sa méfiance envers les expériences sur les tentacules s'accroît, le poussant à enquêter davantage sur les origines de Koro-sensei. Pour Karasuma, Itona est la preuve que des forces obscures jouent un jeu dangereux avec la vie humaine, et il se jure de ne pas laisser ses élèves devenir des dommages collatéraux de cette guerre technologique.
Bien que les examens ne soient pas son domaine de prédilection, Karasuma comprend leur importance stratégique. Il voit dans les tests une forme d'assassinat intellectuel où la concentration et la gestion du stress sont primordiales. Il encourage les élèves à appliquer la discipline qu'il leur a enseignée sur le terrain aux salles d'examen. Karasuma commence à s'attacher sincèrement à la progression de la classe, au-delà de sa simple mission gouvernementale. Il apprécie la façon dont Koro-sensei transforme ces jeunes en individus résilients. Sa stature stoïque sert de pilier aux élèves les plus anxieux. Il confronte parfois les préjugés du bâtiment principal avec une froideur bureaucratique qui protège ses élèves des moqueries. Cet arc montre un Karasuma plus intégré à la vie de l'école, réalisant que le succès de la mission d'assassinat dépend aussi de la stabilité psychologique et sociale des enfants de la 3-E.
C'est un arc majeur pour Karasuma. Habituellement invulnérable, il est ici touché par le virus de Smog. Pourtant, il refuse de céder à la douleur, illustrant ce qu'est un véritable professionnel. Il supervise l'assaut tactique de ses élèves contre les assassins professionnels Smog, Grip et Gastro. Sa fierté éclate lorsqu'il voit les élèves appliquer ses leçons de combat au corps à corps et de furtivité. Karasuma joue un rôle de mentor tactique en temps réel, validant les décisions de Nagisa et Karma. Sa confrontation finale avec Takaoka, où il laisse Nagisa mener le combat tout en restant prêt à intervenir, montre sa confiance absolue en ses disciples. Il finit par neutraliser Takaoka avec une efficacité brutale une fois la menace écartée. Cet arc scelle son lien avec la classe E : il n'est plus seulement leur instructeur, il est leur commandant au combat, prêt à sacrifier sa santé pour leur réussite et leur survie.
Lors du festival, Karasuma reste dans son rôle de superviseur de sécurité. Il circule parmi les visiteurs, l'œil aux aguets pour tout comportement suspect ou tentative d'infiltration. Bien qu'il ne participe pas à la cuisine, il apprécie de voir les élèves utiliser les ressources de la montagne de manière stratégique. Il est particulièrement attentif à la gestion du flux de clients, y voyant une application directe des principes de logistique qu'il leur a enseignés. Karasuma est également celui qui gère les relations avec les officiels et la presse, protégeant l'image de la classe E contre les détracteurs. Sa présence silencieuse mais imposante dissuade les fauteurs de troubles du bâtiment principal. Cet arc montre un Karasuma fier de l'évolution sociale de ses élèves, notant qu'ils sont devenus capables de briller sous les projecteurs sans perdre leur sang-froid d'assassins en formation.
Les révélations sur le passé de Koro-sensei placent Karasuma dans une position délicate. Il réalise que l'homme qu'il surveille est un ancien collègue d'une certaine manière, le plus grand assassin de l'histoire. Karasuma analyse les implications scientifiques de la transformation et l'imminence de l'explosion de la Terre. Tout en étant touché par l'histoire d'Aguri Yukimura, il sait que les ordres du ministère ne changeront pas. Son rôle est ici de canaliser l'émotion des élèves pour qu'ils ne perdent pas de vue la réalité : le danger planétaire est réel. Il commence à préparer les plans d'urgence en cas d'échec de l'assassinat scolaire. Karasuma devient le point d'ancrage rationnel de la classe, les forçant à affronter la vérité tout en respectant leur besoin de digérer ces informations. Son stoïcisme est mis à rude épreuve, car il apprécie désormais sincèrement Koro-sensei en tant qu'éducateur hors pair.
Karasuma prend son rôle d'arbitre très au sérieux. Pour lui, cette guerre civile est l'examen final de son cours d'éducation physique et tactique. Il est impressionné par la façon dont les élèves utilisent le camouflage, les signaux manuels et la coordination d'équipe. Il note les progrès fulgurants de Nagisa en tant qu'assassin furtif et le génie de commandement de Karma. Karasuma ne prend pas parti, car pour lui, les deux conclusions sont valables tant qu'elles sont le fruit de la volonté de la classe. Il apprécie la maturité avec laquelle ils règlent leur conflit. Cet arc souligne sa réussite en tant qu'instructeur : il a transformé des collégiens fragiles en une unité d'élite capable de mener des opérations complexes. À la fin du combat, il valide le choix de la classe de chercher un moyen de sauver Koro-sensei, tout en leur rappelant que le temps presse et que le gouvernement n'attendra pas éternellement.
Dans cet arc, Karasuma prouve que sa loyauté va désormais à ses élèves avant d'aller à ses supérieurs. Il orchestre une manipulation complexe au sein du ministère de la Défense pour permettre le lancement de la navette. Karasuma agit comme le centre de commandement au sol, coordonnant les efforts de Ritsu et des élèves restés sur Terre. Son sang-froid est vital lorsque la mission manque d'échouer. Il assume l'entière responsabilité de cette opération "illégale" aux yeux du gouvernement. Karasuma est fier de voir ses élèves atteindre les étoiles, réalisant que l'enseignement de Koro-sensei a produit des individus capables de défier les limites de la physique. Le retour réussi des garçons avec les données scientifiques est pour lui une victoire personnelle. Cet arc montre l'évolution finale de Karasuma : d'agent froid et obéissant, il est devenu un mentor protecteur prêt à braver les ordres pour la justice et l'éducation.
L'arc final est le moment de bravoure ultime de Karasuma. Il affronte les forces spéciales envoyées par ses propres supérieurs pour s'assurer que ses élèves puissent dire adieu à Koro-sensei. Son combat contre les assassins d'élite montre pourquoi il est considéré comme le meilleur agent du pays. Karasuma agit comme le rempart entre le monde impitoyable des adultes et la colline de la 3-E. Lors de l'appel nominal final et de l'exécution, il reste en retrait, respectant le moment sacré entre le maître et ses disciples. Il salue la disparition de Koro-sensei non pas comme une cible abattue, mais comme un collègue enseignant qui a accompli sa mission. Son émotion est contenue mais profonde. Il termine l'arc en s'assurant que les élèves sont en sécurité et que leur avenir est protégé malgré le tumulte international. Il est le témoin silencieux de la naissance d'une génération d'exception.
Dans l'épilogue, Karasuma est devenu une figure d'autorité respectée au sein des services secrets japonais. Son mariage avec Irina apporte une touche de douceur à son caractère toujours aussi rigide. Il utilise son influence pour s'assurer que l'héritage de la classe E ne soit pas déformé par l'histoire officielle. Karasuma reste le mentor vers lequel les élèves se tournent lorsqu'ils ont besoin d'aide logistique ou de conseils stratégiques. Il observe avec satisfaction que chacun a trouvé sa voie : Nagisa dans l'enseignement et Karma dans la politique. Karasuma a réussi sa propre mission : il a formé des citoyens capables de protéger leur pays, non pas avec des armes, mais avec l'intelligence et l'intégrité qu'il leur a inculquées. Il incarne la continuité de l'enseignement de Koro-sensei dans le monde réel, prouvant que la discipline militaire peut servir les idéaux les plus nobles de l'éducation.