Lipsky apporte une dimension poétique et tragique à l'arc de Prague. En tant que marionnettiste, son art reflète le thème central de la manipulation qui imprègne toute la série. Il est le fils de la femme dont Johan a usurpé l'identité (Margot Langer) pour manipuler Schuwald. Sa rencontre avec Nina est empreinte d'une tristesse profonde ; il voit en elle une âme brisée similaire à la sienne. Lipsky aide Nina à naviguer dans les secrets de Prague, tout en luttant contre l'ombre de sa propre mère et les secrets qui l'entourent. Son théâtre sert de décor à des réflexions sur le libre arbitre et la manière dont les puissants (comme Bonaparta ou Johan) tirent les ficelles des plus faibles. Lipsky n'est pas un combattant, mais un témoin des dommages collatéraux causés par l'ambition de Johan. Sa présence souligne que même dans une ville marquée par l'espionnage et le meurtre, il reste des poches d'humanité et d'art, bien que ces dernières soient constamment menacées par l'obscurité environnante.
Dans l'épilogue, Lipsky est montré comme un survivant émotionnel. Il a réussi à trouver une forme de paix après avoir découvert la vérité sur le destin de sa mère. Son lien avec Nina reste un point d'ancrage important, symbolisant une amitié née dans la tragédie mais consolidée par la vérité. Il continue de faire vivre ses marionnettes, transformant son traumatisme en une forme d'expression qui aide les autres à comprendre la complexité de l'âme humaine. Lipsky représente la résilience par l'art ; alors que Johan cherchait à effacer les noms et les visages, Lipsky leur redonne vie sur scène. Sa trajectoire se termine sur une note de dignité retrouvée, prouvant que même les victimes les plus indirectes de la Villa des Roses peuvent reconstruire un sens à leur existence une fois que les manipulateurs ont disparu.