Ce personnage est l’un des plus détestés du lore d’Elfen Lied car il représente une horreur bien réelle et non surnaturelle. Son rôle est de contextualiser la misère de Mayu. Les descriptions dans les flashbacks montrent un homme prédateur qui profite de l’absence de la mère pour abuser de Mayu, tout en la menaçant de détruire sa famille si elle parle. L’importance de ce personnage est de créer un parallèle avec le traitement des Diclonius : Mayu est traitée comme un objet, tout comme les spécimens en laboratoire. Il est le moteur de la résilience de Mayu ; c’est pour fuir cet homme qu’elle préfère la faim et le froid de la plage de Kamakura. Son existence souligne que la cruauté humaine n’a pas besoin de vecteurs pour être dévastatrice. Dans cet arc, il est le spectre du passé qui empêche Mayu de faire confiance aux adultes, y compris Kouta au début. Sa présence dans le récit sert à montrer que le monde "normal" est tout aussi dangereux pour les innocents que le monde des Diclonius. Il incarne la corruption morale de la société, justifiant la méfiance de Mayu envers le monde. Sa disparition du quotidien de Mayu est une libération, mais les cicatrices psychologiques qu’il a laissées définissent le comportement de la fillette durant toute la série, notamment son besoin viscéral de protéger ceux qu’elle aime contre toute forme d’oppression.
Durant cet arc, le beau-père reste une ombre psychologique. Bien qu’il ne soit pas présent physiquement à Kamakura, son influence sur Mayu est palpable. Les descriptions montrent comment Mayu projette son dégoût des hommes abusifs sur les scientifiques et les militaires qui traquent Nana. Son rôle est d’expliquer pourquoi Mayu est la seule à s’approcher de Nana sans crainte : elle sait ce que c’est que d’être une proie. L’importance du beau-père pour le lore ici est d’ancrer l’amitié entre Mayu et Nana dans un traumatisme commun. Mayu voit dans les membres arrachés de Nana une métaphore de son propre viol, une dépossession de son corps. Cette connexion émotionnelle est ce qui permet à Nana de s’humaniser. Le beau-père représente la noirceur humaine dont Mayu a réussi à s’extraire, et elle veut offrir cette même chance à Nana. Son influence est donc le moteur de la compassion de Mayu. Le contraste entre la violence de l’agresseur passé et la gentillesse de Kouta dans le présent aide Mayu à guérir lentement, mais le spectre de son beau-père reste le symbole de tout ce qu’elle déteste. Il est le point de référence du mal absolu contre lequel le petit groupe de l’auberge Kaede se construit, devenant une famille protectrice par opposition à la famille biologique toxique de Mayu.