Kisaragi joue un rôle de "détonateur" tragique dans le lore d’Elfen Lied. Bien que sa présence soit courte, elle est iconique car elle illustre parfaitement l’absence totale d’empathie de Lucy à ce stade. Les descriptions la montrent comme une employée un peu étourdie, apportant du café et s’excusant sans cesse, ce qui crée un contraste déchirant avec la violence qui va suivre. Son rôle est de montrer que Lucy ne fait aucune distinction entre les gardes armés et les civils innocents. L’importance de Kisaragi réside dans l’impact psychologique de sa mort sur Kurama ; elle n’était pas seulement une collègue, mais une figure de pureté et de maladresse qu’il appréciait. Sa décapitation, réalisée avec une fluidité terrifiante par les vecteurs de Lucy, est le moment où le spectateur comprend que les règles de la morale conventionnelle ne s’appliquent pas. Elle représente la première victime innocente du présent. Sa mort est le point de non-retour qui justifie, aux yeux de Kurama, l’usage de la force létale contre Lucy. Dans le lore, Kisaragi est le symbole de la fragilité humaine face à la puissance Diclonius. Elle est la preuve que même la gentillesse et la soumission ne protègent pas de la fureur de Lucy. Sa fin brutale installe l’ambiance gore et impitoyable de la série dès les premières minutes, faisant d’elle un personnage mémorable malgré son temps d’écran limité.