Parcours dans les arcs
Samyaza est introduit comme le garant de la structure juridique de l'exorcisme. Contrairement à Shemihaza qui est plus mystique, Samyaza est le Sage de la procédure et des contrats. Il est celui qui a rédigé les conditions de la survie de Rin après la mort de Shiro. Son apparence est celle d'un vieillard sage mais dépourvu d'émotions, dont la voix porte le poids des siècles de jurisprudence entre Assiah et Gehenna. Il voit en Rin une anomalie qui doit être strictement encadrée par des règles. Samyaza représente la bureaucratie divine de l'Ordre. Il soupçonne Mephisto de vouloir détourner les lois à son avantage et place des observateurs secrets à l'Académie. Son importance réside dans sa capacité à révoquer le statut d'exorciste de quiconque faillit à son devoir. Il est le pilier de l'ordre social et religieux qui permet à l'humanité de ne pas sombrer dans l'anarchie face aux démons.
Samyaza agit comme le juge suprême durant l'arc de Kyoto. Il reçoit les rapports techniques sur l'évasion de l'Œil Gauche et exige des comptes à la branche japonaise. Pour lui, la trahison de Todo est un échec systémique qu'il veut corriger par plus de régulation. Il est celui qui valide l'utilisation temporaire des flammes de Rin sous la supervision de Shura, voyant cela comme une nécessité contractuelle plutôt que comme un acte d'héroïsme. Samyaza reste au Vatican, coordonnant les aspects légaux de la mobilisation internationale. Il craint que le chaos de Kyoto ne serve de précédent pour d'autres rébellions au sein de l'Ordre. Sa présence assure que l'enquête sur la famille Suguro soit menée avec impartialité. Il représente la justice froide qui ne s'émeut pas des sacrifices personnels, cherchant uniquement à préserver l'intégrité de la Loi de la Croix-Vraie face à l'érosion causée par l'influence de Gehenna.
Absent de l'action, Samyaza est montré dans ses bureaux, entouré de montagnes de parchemins et de codes législatifs. Il étudie les failles utilisées par les Illuminati pour recruter des membres au sein du Vatican. Pour lui, la guerre se gagne par le droit et la surveillance administrative. Il révise les protocoles de sécurité pour les Exwires, imposant des rapports plus fréquents. Son rôle est de maintenir la structure de l'Ordre pendant que les jeunes se battent. Il s'inquiète de la montée du radicalisme chez Arthur Angel, craignant que le Paladin ne devienne incontrôlable. Samyaza est la sentinelle des règles, un homme pour qui un formulaire correctement rempli est aussi important qu'un démon exorcisé. Son absence de l'arc maritime souligne son détachement du monde matériel, vivant dans une sphère de concepts et de lois qui forment le squelette invisible de la civilisation humaine face à l'entropie démoniaque.
Lors du festival, Samyaza est l'architecte de la réponse autoritaire de l'Ordre. Il voit dans l'attaque de Lucifer la preuve que sa politique de surveillance était justifiée. Il ordonne l'arrestation préventive de plusieurs suspects et la fermeture des portails de communication. Sa voix est celle de la répression nécessaire. Il affronte Mephisto lors d'un conseil d'urgence, exigeant que l'Académie passe sous le contrôle direct du triumvirat des Grigori. Samyaza utilise sa connaissance des lois sacrées pour activer des barrières de scellement qui confinent tout le campus. Pour lui, le bien-être des élèves est secondaire par rapport à la sécurité de l'institution. Il représente la dérive sécuritaire du Vatican. Cet arc le montre sous un jour impitoyable, prêt à sacrifier la liberté pour l'ordre, et il devient le principal obstacle politique pour Rin et ses amis qui veulent agir de manière autonome contre les Illuminati.
Samyaza joue un rôle de procureur global durant cet arc. Il utilise les preuves récoltées par Lightning pour lancer une purge administrative au sein du Vatican et des gouvernements alliés. Pour lui, la mission à Shimane est un cauchemar procédural qu'il tente de régulariser a posteriori. Il s'oppose à l'utilisation de fonds de l'Ordre pour secourir Izumo, estimant que cela viole les priorités stratégiques. Cependant, il ne peut ignorer les atrocités de Gedōin, qu'il qualifie de crimes contre la Loi Naturelle. Samyaza reste une figure de rigueur froide, travaillant dans l'ombre pour démanteler le réseau financier de Lucifer. Sa puissance est celle de la plume et du décret. Il ressort de cet arc avec la ferme intention de réformer l'Ordre par une centralisation absolue du pouvoir entre les mains des Grigori, voyant dans l'autonomie des Exwires une menace pour la discipline nécessaire à la guerre totale qui s'annonce.
Dans cet arc, Samyaza est le juge qui pèse sur le destin de Rin et Yukio. Il multiplie les auditions et les tests de loyauté. Sa présence à l'Académie est vécue comme une inquisition administrative. Il cherche la faille qui permettrait d'incarcérer Rin "pour le bien commun". Pour Samyaza, les sentiments n'ont pas leur place dans l'exorcisme. Il critique ouvertement l'approche émotionnelle de Shura. Il observe avec une satisfaction glaciale la chute morale de Yukio, y voyant la preuve que sa méfiance envers les hybrides était justifiée. Samyaza représente l'institution qui dévore ses propres enfants par peur de l'imprévisible. Il devient la figure de l'oppression bureaucratique, utilisant les lois qu'il a lui-même rédigées pour isoler les protagonistes. Son rôle est de montrer que l'Ordre peut être aussi destructeur que Gehenna s'il perd son humanité au profit de la règle pure, poussant les élèves vers la rébellion ou le désespoir.
À Aomori, Samyaza joue le rôle du persécuteur légal. Pour lui, la mission est une preuve de l'insubordination croissante de la classe de Rin. Il utilise ses pouvoirs de Grigori pour tenter de bloquer l'accès aux fonds et aux ressources de l'Académie pour les jumeaux. Il ne s'intéresse pas au dieu serpent, qu'il considère comme une affaire réglée par des contrats anciens. Sa rigidité est à son paroxysme ; il est prêt à laisser mourir Shura si cela permet de maintenir la discipline. Cet arc le montre comme un homme aveuglé par sa propre logique de pouvoir. Il est furieux de voir Rin réussir sans son autorisation, car cela remet en cause son autorité suprême sur la Loi. Samyaza prépare une purge majeure au sein de l'Ordre dès le retour des fugitifs, convaincu que seule une discipline de fer empêchera la victoire de Satan, ignorant que c'est justement cette froideur qui pousse ses meilleurs éléments vers la rupture.
L'enquête de Lightning expose la face sombre de Samyaza : le légaliste du crime. Dans le passé, on le voit transformer des atrocités en décrets officiels, justifiant la torture par le salut global. Il est l'homme qui a signé l'arrêt de mort symbolique de Yuri Egin. Dans le présent, il utilise toute sa puissance pour entraver l'enquête, détruisant des preuves et menaçant Lightning d'excommunication. Sa confrontation avec Rin est brutale ; il refuse de reconnaître ses torts, affirmant que la Loi doit prévaloir sur la morale individuelle. Samyaza devient le gardien du mensonge institutionnel. Il s'oppose au voyage temporel de Rin, craignant que la vérité ne brise le contrat social qui maintient l'Ordre. On comprend que sa rigueur actuelle est une armure pour protéger son implication passée. Il représente la culpabilité de l'institution qui préfère la survie du système à la justice pour les victimes, faisant de lui l'adversaire politique final avant l'invasion.
Dans l'apothéose finale, Samyaza voit son monde de règles s'effondrer sous la puissance brute de Satan. Face à l'apocalypse, ses décrets sont inutiles. Il est contraint de déléguer son autorité à Rin et aux Exwires, reconnaissant que la vie est plus grande que la Loi. Il coordonne les communications mondiales et les traités de défense mutuelle, mettant son génie administratif au service de la survie de l'humanité. Sa réconciliation avec Shiemi et les réformateurs est un moment de capitulation honorable. Après la victoire, il participe à la rédaction de la nouvelle constitution de l'Ordre, intégrant des droits fondamentaux pour les hybrides. Samyaza finit la série en tant que sage fatigué, veillant à ce que le nouveau monde soit construit sur des bases saines. Il a appris que la vraie justice ne se trouve pas dans un code figé, mais dans la capacité à s'adapter pour protéger la dignité humaine face aux ténèbres, devenant un pilier de la nouvelle paix.