Parcours dans les arcs
Dans l'introduction de la série, Iblis est une ombre menaçante associée à l'élément incendiaire. Contrairement à Satan dont le feu est bleu et destructeur d'âmes, Iblis commande au feu thermique et physique. Elle est la souveraine des volcans et des brasiers de Gehenna. Son nom est invoqué par les exorcistes spécialisés dans les éléments de feu pour comprendre la nature des incendies spontanés. Elle voit en Rin Okumura une anomalie génétique, une insulte à sa propre maîtrise des flammes. Iblis représente la passion destructrice et la fureur aveugle. Bien qu'elle n'intervienne pas physiquement à l'Académie, son influence se fait sentir par l'agitation des démons de feu mineurs (Salamandres) qui deviennent plus agressifs à mesure que le pouvoir de Rin s'éveille. Elle est le pilier de la force brute de Gehenna, préparant ses légions pour une future invasion où elle compte bien prouver que son feu rouge est plus réel que les flammes spectrales de son géniteur.
Iblis est le spectateur critique des événements du mont Kongo. Pour elle, le Karura (le familier de feu de la famille Suguro) n'est qu'une étincelle insignifiante comparée à sa puissance. Elle analyse le combat de Rin contre le Roi Impur comme une démonstration de faiblesse : elle méprise le fait que Rin ait besoin de se concentrer pour ne pas tout brûler. Iblis prône une destruction totale et sans retenue. Sa présence est évoquée lors des rituels de scellement thermique. On comprend qu'elle nourrit une rivalité avec ses frères, cherchant à prouver que son élément est le plus apte à consumer Assiah. Elle commence à préparer ses propres généraux pour l'invasion future, voyant dans le chaos de Kyoto une opportunité de tester la résistance thermique des barrières du Vatican. Sa personnalité est celle d'une souveraine colérique et impatiente, dont la simple pensée de fusionner les mondes est motivée par le désir de transformer la Terre en un brasier éternel sous sa domination.
Absente de la plage, Iblis manifeste son mépris pour les océans d'Assiah. Elle passe cet arc à fortifier ses positions dans Gehenna. On la voit dans de brefs interludes, entourée de lave, discutant avec Lucifer de la supériorité de la lumière et de la chaleur sur l'obscurité abyssale d'Egyn. Pour Iblis, l'eau est une faiblesse. Elle profite de ce calme relatif pour tester de nouvelles armes basées sur la combustion spontanée. Son absence souligne la division élémentaire entre les Rois Démons. Elle prépare activement le festival de l'Académie, prévoyant d'utiliser sa chaleur pour percer les barrières que l'eau ne peut pas atteindre. Sa haine pour Rin s'accentue, car elle voit en lui le seul être capable de manipuler un feu qui pourrait théoriquement éteindre le sien. Iblis reste la Reine des flammes terrestres, une force de pure incandescence qui attend que l'éclipse approche pour transformer Assiah en un four crématoire à l'échelle planétaire.
Lors du festival, Iblis est la force de frappe incendiaire de Lucifer. Elle manifeste une partie de son corps sous la forme d'une femme de feu colossal. Sa simple présence fait grimper la température à des niveaux insupportables, provoquant l'évanouissement des civils. Elle s'attaque aux infrastructures de l'Académie avec une joie sauvage, se moquant des efforts des exorcistes de type Aria pour éteindre ses brasiers. Iblis agit comme le marteau de Lucifer, brisant la résistance par la douleur thermique. Elle confronte Rin brièvement, le défiant de montrer la vraie puissance de son feu bleu. Pour elle, ce festival est une célébration de la destruction. Elle réduit en cendres les symboles de l'Ordre, montrant que les barrières spirituelles sont inutiles face à une chaleur physique de niveau divin. Son départ avec les Illuminati laisse derrière lui un paysage calciné, marquant l'esprit des Exwires par la terreur d'une puissance que l'eau ne peut pas arrêter.
Iblis est le cœur énergétique de la base de Shimane. Elle utilise sa puissance pour stabiliser les expériences biotechnologiques de Gedōin qui nécessitent des températures extrêmes. Son combat contre Rin est un duel de températures ; elle tente de surcharger les sens de Rin par une chaleur blanche. Elle ne s'intéresse pas à Izumo, mais au potentiel destructeur du Kurikura. Iblis se bat avec une agressivité physique, utilisant des lames de feu solide. Sa présence transforme la base en une fournaise étouffante. Elle se moque de la compassion de Rin, affirmant que le feu est fait pour dévorer, pas pour protéger. Bien que Rin parvienne à percer sa défense, Iblis ne montre aucune fatigue, se régénérant dans les flammes des explosions. Elle ressort de cet arc comme la lieutenante la plus fidèle de Lucifer sur le plan offensif, ayant prouvé que sa puissance peut alimenter une industrie de guerre démoniaque tout en tenant tête au fils de Satan.
Dans cet arc, Iblis mène une guerre de terreur par le feu. Elle s'attaque aux centres urbains pour forcer les exorcistes à se disperser. Elle communique avec Rin par des visions de cendres, tentant de le pousser à embrasser sa nature destructrice. Pour Iblis, le contrôle est une faiblesse humaine. Elle encourage Yukio à réaliser que sa propre haine est un carburant qu'il devrait utiliser pour brûler ses chaînes. La Reine du Feu prépare des rituels de sacrifice par le feu pour accélérer l'éveil de Satan. Sa présence est marquée par un été anormalement chaud et sec qui frappe le Japon. Elle devient le symbole de la colère climatique de Gehenna. Iblis ne cherche pas la subtilité ; elle veut que le monde entier ressente la brûlure de sa présence. Son rôle est de maintenir une pression constante sur le Vatican, montrant que chaque seconde d'hésitation de la part de l'Ordre se traduit par une nouvelle ville en flammes.
Pour Iblis, l'arc d'Aomori est un test d'endurance thermique. Elle rit de voir Rin lutter contre la glace de Hachirotaro, considérant cela comme un duel pathétique. Cependant, elle est intriguée par la manière dont Rin utilise ses flammes pour réchauffer Shura sans la brûler, une technique qu'elle juge aberrante. Iblis utilise cet arc pour étudier comment le froid divin peut être utilisé pour forger un feu encore plus concentré. Elle ne bouge pas de Gehenna, mais son influence se manifeste par des éruptions solaires qui perturbent les communications à Aomori. Elle prévoit d'intervenir lors de l'invasion finale avec une souche de feu capable de brûler même sous zéro degré. Iblis reste la rivale acharnée de Rin, déterminée à prouver que le feu de la Reine de Gehenna est l'élément souverain d'Assiah, bien au-dessus des divinités locales ou des hybrides sentimentaux.
Le passé montre une Iblis collaborant avec les Illuminati et le Vatican bien avant la Nuit Bleue. Elle voyait dans la Section 13 une forge pour créer le réceptacle parfait. On découvre qu'elle a personnellement supervisé la crémation des "échecs" de clonage, utilisant leurs corps pour affiner sa compréhension de la biologie humaine. Dans le présent, elle tente d'empêcher Rin d'accéder aux souvenirs de Yuri Egin en provoquant des incendies dans les archives de Mephisto. Iblis est le feu qui efface les preuves. Elle confronte Rin dans son voyage astral, se moquant de la "chaleur" de l'amour de sa mère qu'elle compare à une bougie prête à s'éteindre. Son rôle dans l'enquête est celui de la destructrice de mémoire. Elle représente la cruauté de Gehenna qui ne voit dans la vie humaine qu'un combustible. Sa haine historique pour Yuri Egin est mise en lumière, car Yuri était la seule à ne pas craindre son brasier, ce qui irritait profondément la Reine du Feu.
Dans l'apothéose finale, Iblis est une déesse de la destruction. Elle transforme les villes en océans de lave, menaçant de transformer l'atmosphère en un nuage de cendres mortel. Son combat contre Rin est le point culminant de leur rivalité élémentaire. Iblis déploie des techniques de feu solaire, mais Rin, ayant accepté son héritage et l'amour de sa mère, développe une flamme qui ne détruit que la haine. Iblis est horrifiée de voir son feu rouge s'éteindre au contact du bleu pur de Rin. Elle perd sa forme physique et est bannie dans les volcans les plus profonds de Gehenna. Sa défaite marque la fin de la terreur thermique sur Assiah. Iblis finit la série comme une puissance vaincue, bouillonnante de rage mais incapable de menacer à nouveau le monde, prouvant que la chaleur de la vie et de la protection est plus puissante que celle de la destruction pure.