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Test de Munchkin VF 2eme Ed.

Test Jeu de société

Munchkin, à l’assaut des donjons !

par Bbgumz

Munchkin VF 2eme Ed.


Type: Jeu de base
Style: cartes - affrontement
Categorie: fantasy
Date:
Durée de lecture:
15 min
Condition de test
Durée de notre partie: 2400 min
Nombre de joueurs impliqués: 5
Version du jeu: set original, réédition 2010
Type de testeur: hardcore

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On ne connait que trop ces jeux d’aventure dans lesquels les cartes ont plus de pouvoir que sur un guichet automatique. Le concept, usé et désabusé par tous les éditeurs à la mode, trouve une de ses plus solides références dans Munchkin. Le jeu n’est plus à présenter, car vous l’avez sans doute plus d’une fois aperçu dans les rayons, avant qu’il ne s’incruste sur les sites spécialisés. Nous avons pris la décision de nous (re)plonger dans cette quête pas comme les autres pour vous dévoiler les points à retenir.


Alors, Muchkin, c’est quoi ?

Il s’agit d’un jeu d’ambiance et de stratégie dont le mécanisme se base sur le hasard et la gestion de main. L’utilisation de cartes invite, bien entendu, à la combinaison, et quelques affrontements s’insinuent dans la partie. Nous avons choisi de jouer à la version originale, d’abord sortie en 2001, avant de connaitre deux rééditions en 2004 et en 2010.

Le principe du jeu n’est pas sans rappeler celui de Donjon et Dragons, car il comporte des donjons… et des dragons. Je vous le mets en mille : le but est de parcourir un donjon à l’allure rassurante, pour donner une leçon à quelques dragons (ok, il ne fallait pas la chercher loin celle-là). Le côté médiéval et fantastique ne repose pas uniquement sur ces éléments, puisque Steve Jackson a aussi pensé à intégrer quelques orcs et gobelins pour donner du pétillant à la chose.

Le schéma de jeu est, lui aussi, simple, car il repose sur le traditionnel porte-monstre-trésor. Un truc qu’on retrouve dans la plupart des quêtes, et qui représente le chemin le plus facile (rapide ?) pour retenir l’attention. Dans cette optique, le jeu d’Ubik prévoit un lot de decks Donjons, et un autre Trésors.

L’univers en lui-même se veut farfelu, mais n’offre, au final, qu’un condensé de contenus désormais classiques. Apparemment, rien de neuf sous le soleil… sauf que Munchkin possède le gros avantage de mettre du farfelu là où on ne s’y attend pas. Les héros et les armements révèlent tout, et nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Avant de tomber sur ce jeu, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse exister des trucs comme les « épées de karaoke », ou encore une « paire de bottes de convocation d’hémorroïdes ».

Le meilleur dans cette histoire, c’est bien qu’il faut se servir de ces instruments loufoques pour combattre les monstres. Autant dire que, parfois, Munchkin donne la sensation de se battre contre un boss de fin de niveau avec une cuillère en origami. Ne me demandez pas dans quelle logique ça fonctionne, mais le plus important est que les petits bonus conférés par ses objets peuvent suffire à affaiblir un ennemi.

Entre aventure et collaboration

On peut dire que Munchkin n’est pas un jeu que l’on peut finir seul. Au cours de la partie, vous tomberez plus d’une fois sur un grand méchant qu’il faut liquider pour pouvoir passer. Si les équipements sont efficaces, ils ne suffisent pas pour mettre l’adversaire à terre. C’est là que le véritable potentiel du jeu d’aventure se fait ressentir, car il devient vite vital de demander de l’aide aux autres joueurs. Ainsi, la plupart des monstres que vous rencontrerez en chemin ne seront battus que si collaboration il y a. Tandis que l’un se charge de lui ôter quelques XP, l’autre prendra la lourde charge de l’achever.

Attention, tout de même, car tout ne sera pas rose ! Les règles n’interdisent pas aux autres joueurs de vous enfoncer un poignard dans le… dos pour tirer avantage de la situation. Pendant que l’un d’entre eux s’allie à vous, un autre pourra décider de booster les capacités du monstre. Alors oui, les choses se compliquent, et il n’y a d’autre solution que de se taper dessus.

Si on dit que le Uno détruit des amitiés depuis la nuit des temps, Munckin montre la traitrise dans les yeux de vos proches. Comme le but est devenir le plus puissant, les coups bas ne seront que des données logiques qui viendront mettre le bordel dans votre ascension. Sortir votre banane de gros dur ne sera donc pas de trop pour espérer récupérer quelques points – et ceci n’est pas une figure de style.

Lu comme ça, le principe a l’air d’avoir tout bon. Les 45 min annoncées pour finir la partie se révèleront bien trop longues si la plupart des joueurs ne rencontrent pas de monstres. Ne croyez cependant pas que vous pourrez vous en tirer à si bon compte : si les petites bêbêtes ne viennent pas à vous, il va falloir aller les chercher.

À ce niveau, ça sent l’embrouille et on ne peut que se résigner à se lancer dans cette mission suicide. Ce sera au joueur de choisir une des cartes Monstres qu’il a en main, et de tenter de le battre. Plus que de simplement lui jeter votre gant, la finalité de ce combat est d’aller piller une salle inoccupée. À noter que vous pouvez aussi directement allez jouer les zouaves, et vandaliser la pièce sans plus de cérémonie. En contrepartie, il faudra faire preuve de charité en offrant votre excédant de cartes au noob de service dont les points d’XP sont à la traine. Dans le cas où vous êtes celui dont le niveau est le plus bas, vous aurez à vous défausser du surplus. Eh oui, la vie est parfois nulle.

Une jouabilité moyenne

Un point faible vient assombrir le tableau : bien qu’il semble idéal, le mécanisme de Munchkin est un faiblard qui m’a laissé sur ma faim. Les parties sont un peu trop répétitives, même si on peut de temps en temps se laisser surprendre. Un autre inconvénient se retrouve au niveau des règles, que je trouve beaucoup trop longues et compliquées pour un titre offrant sa jouabilité. Ne vous emballez pas : le règlement englobe un bon tas de possibilités, mais les blagues incessantes les rendent impossibles à comprendre à la première lecture.

Il faudra faire preuve de patience et de volonté pour déchiffrer cet amas de mots qui semblent d’abord n’avoir aucun sens. Une fois que les bases sont assimilées, on se rend vite compte qu’un grand nombre est superficiel, voire inutile. Pour cette version de base, le tout est définitivement trop pompeux et frise l’incohérence. Vous remarquerez par vous-mêmes qu’il y a des choses que vous ne comprendrez que difficilement, et que vous serez plus d’une fois tenté d’improviser pour ne pas vous farcir le dépliant encore une fois.

Après, le jeu présente bien ce qui lui est demandé, ni plus, ni moins. Pour les sensations fortes et le petit truc qui rend accro, il faudra repasser. Pour rester réaliste, Munchkin n’a pas la jouabilité qu’il faut pour faire tripper les joueurs en quête d’un jeu d’aventure corsé. Je dirais que le format de la version de base se tourne plus vers une utilisation familiale.

Quid du matériel ?

Le set tient dans une main, et ne fera pas de caprice pour se glisser dans une poche. Ubik semble avoir privilégié la mobilité, et frappe fort avec des graphismes largement inspirés de l’univers de Kid Paddle. Les dessins restent bien réalisés, même s’ils gardent un air enfantin qui ne sera pas au goût de tout le monde.

Les cartes sont faciles à lire, et annoncent les points importants en quelques infos bien positionnées. On remarque quand même que la qualité du papier cartonné n’est pas des meilleures, et qu’elle enregistre très vite les traces d’usure. Manipulées avec soin, elles pourront durer longtemps. Le problème, c’est que Munchkin n’est pas vraiment un jeu qu’on aborde avec sang-froid à chaque étape, et que l’état des lames se dégrade assez rapidement.


Conclusion

Munchkin est une aventure bien pensée, mais assez mal réalisée. Le principe réunit des valeurs sûres, mais se retrouve trop chargé. Les règles illisibles, la durée annoncée trop élevée par rapport à ce qui est constaté in-game, le manque de profondeur du gameplay, tout comme sa répétitivité, sont trop présents pour être ignorés. Ubik propose ici quelque chose qui est, tout au plus, un bon jeu, sans être excellent. Heureusement, Munchkin s’en sort avec un humour bien présent, et un aspect collaboratif qui fonctionne assez bien dans les situations compliquées.
14Note générale
14Matériel / Design
13Gameplay / ambiance
Auteur BBgumz
Bbgumz
Membre
Sérivore et cinéphile, amatrice de comics, de shonen et de jeux en tous genres, ma vie se résume à décortiquer toutes les oeuvres qui me passent sous les yeux. J'ai grandi avec l'idée que tous les supports peuvent offrir des mindgames hallucinants quand on sait s'en servir. Mes passions : League of Legends, les marathons série eeet les casse-têtes géants. Mon projet : enchaîner le plus d' œuvres possibles pour devenir une encyclopédie humaine... Le chemin est encore loin, mais allez : on y CROIT !
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