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Test et critique jeux-de-societe de Humour noir, meurtres en série et jolies illustrations

Test de La Petite Mort

visuel Humour noir, meurtres en série et jolies illustrations
Test Jeu de société

Humour noir, meurtres en série et jolies illustrations

par Sinan
14 décembre 2018

La Petite Mort

Type: Jeu de base
Style:
Categorie: humour
Date:
Condition de test
Durée de notre partie: 45 min
Nombre de joueurs impliqués: 2
Version du jeu: v1
Type de testeur: occasionnel
Durée de lecture:
15 min
ExtensionsAperçu de l'exention La Petite MortAperçu de l'exention La Petite Mort - La Course Aux Génies...
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Parmi les récurrences dans mes articles, les plus fidèles d’entre vous noteront la présence de Davy Mourier. Si j’aime particulièrement l’univers du garçon, c’est avant tout grâce à son côté touche à tout, ce qui place également ce créateur au coeur de la culture geek du moment. Je vous parlais il y a quelques temps ici de la sortie de La Petite Mort en jeu de société. Quelques semaines plus tard, j’ai enfin mis la main sur mon exemplaire. Hier soir, on a tué à gogo, et voici le récapitulatif de ma première partie en tant que successeur de la Mort.


Un unboxing d’un très bon goût

Dès le premier regard, on est dans le ton. La boîte qui contient le jeu a la délicieuse forme d’un petit cercueil noir, orné de quelques informations et de jolis petits dessins. Sobre et évocateur, on valide, et on se dit que cette boîte sautera aux yeux de tous ! À l’intérieur, on retrouvera pas mal de choses :


- Les cartes personnages, plus ou moins inspirés de la vie réelle (les plus physionomistes reconnaîtront Dark Vador, Michael Jackson, Steve Jobs et bien sûr notre Johnny national)
- Les cartes caractères, en gros les traits qui définiront de la vie (et de la mort) de vos chers personnages.
- Les cartes fauches, qui permettront à tous de tuer avec modération presque tout ce qui bouge… et ce qui ne bouge pas aussi d’ailleurs.
- 20 pions « Petite Mort » de 4 couleurs différentes, donc 5 par joueur
- Des jetons « Death Powa »
- 9 cartes diplômes (les différents scénarios du jeu)
- Un livret des règles et son récapitulatif

Au premier regard, l’ensemble est bien fini, et très joli. Ici, on approuve clairement l’esthétique du jeu dans sa globalité, ce qui donne encore plus envie de le découvrir en détail.

Il est l’heure d’affuter sa faux, de choisir sa couleur, et de laisser ses sentiments au vestiaire

Car oui. Dans La Petite Mort, sans surprise, on va tuer, tuer, et encore tuer. C’est dit. Autre chose qu’il est important de dire tout de suite, c’est que les premiers tours de jeu sont assez… copieux ! En effet, il y a beaucoup d’informations à digérer ! Chaque joueur (de 2 à 4) choisit une couleur, et récupère ses 5 pions avant de commencer. Le jeu se déroule en tours, chacun composés de 4 phases. Une des nombreuses particularités de cette création, c’est que tous les joueurs jouent en même temps à chaque phase.

Au début de chaque tour donc, on pioche tous de quoi avoir une main complète : 3 cartes personnages (à disposer devant soit, visibles par tous), 3 cartes caractères et 2 cartes fauches. S’ensuit un habile échange de cartes caractères, de façon à piéger ses adversaires et tenter - au mieux - de s’avantager. Car déjà là, après quelques secondes de jeu, la stratégie commence. Chaque personnage a des forces et des faiblesses, qui sont indiquées par des pictogrammes rouges et verts présents sur leur carte. Claude François est le potentiel vainqueur d’un Darwin Awards, Lady Di, elle, risque de mourir d’un accident, Kurt Cobain commence sa vie avec des tendances suicidaires, et Johnny présente des signes avant coureurs de cancer. À l’inverse, Harry Potter possède une protection contre les cancers, Walter White semble immunisé contre toute envie de se tuer, et l’hygiène de vie de Son Goku le prévient de toute maladie pulmonaire. La Petite Mort nous rappelle cruellement ici que le vie est injuste, et que nous ne sommes pas tous égaux…

Durant cette première phase bien nommée « événements de la vie », les joueurs devront soumettre leurs personnages à une ou plusieurs aventure du quotidien, en collant une carte caractère à la droite de ceux-ci. Ces cartes comportent également des pictogrammes pouvant protéger le personnage (notés en vert) ou au contraire le rendre plus vulnérable (notés en rouge) à cette belle aventure qu’est la vie. Petite touche agréable, les cartes caractères sont assez souvent garnies de jolis dessins, et d’explications plus ou moins loufoques !

Une fois que tout le monde a posé ses événements, il reste donc à… faucher ! Et c’est là que toute la stratégie mise en place au(x) tour(s) d’avant va payer, ou pas ! À l’aide de ses cartes fauches, le joueur doit trouver quel(s) personnage(s) il peut tuer, uniquement dans le jeu de ses adversaires.
Pour pouvoir faucher, il faut que le personnage visé comporte (sur sa propre carte ou dans ses « caractères »), tous les pictogrammes présents sur la carte fauche. Ainsi, si votre carte fauche comporte les pictogrammes suicide et cancer, alors vous ne pourrez emporter avec vous qu’un personnage cumulant dans ses faiblesses au moins ces deux pictogrammes. Et comme tous les joueurs jouent en même temps, il est possible que vous deviez fauchez de manière collaborative, et partager votre butin. Une fois que tout le monde a terminé de jouer de la faux, vient le moment du partage (une manière alambiquée de compter les points que je vous épargne ici), puis la phase appelée « Le lit de mort ».

Au moment où un personnage est posé dans le jeu, on considère qu’il naît. Les événements de la vie lui permettent d’avancer à travers le premier, le deuxième et enfin le troisième âge. Quand un personnage a survécu aux tentatives de la faucheuse au terme de son troisième âge, il est alors temps de le faire rejoindre l’au delà, dans sa belle mort. À la fin de cette phase, le tour se termine, et l’on retourne piocher pour compléter sa main, et reprendre les différentes phases.

Tuer, c’est bien, mais comment on compte les points ?

En voilà une bonne question ! Toujours dans une quête d’originalité, le jeu propose de nombreuses possibilités pour compter les points. Il existe en effet 9 scénarios différents, 9 diplômes de fauche. Pour chacun d’entre eux, il faudra être le premier à compléter les différentes missions pour gagner. Collectionner les « points d’âmes » (répartis aléatoirement sur les cartes personnages et caractères), accompagner un personnage sur son lit de mort, posséder le plus de « Darwin Awards » dans son cimetière… Chaque programme amène son lit de difficulté, et autant de stratégies possibles et imaginables.


Conclusion

Avec son concept plutôt original, et ses différents scénarios, La Petite Mort semble avoir une belle durée de vie (ironique non ?). Si l’univers de la BD peut laisser penser que le jeu sera léger et très drôle, il faut avouer que la stratégie et la concentration seront clairement les invitées d’une bonne partie. De mon côté, j’ai aimé joué à fauché des gens, et je ferai découvrir ce jeu aux autres avec plaisir. Il y a quand même un domaine où je reste sur ma faim : l’humour. Si on enlève les illustrations amusantes, et les cartes caractères parfois caustiques, il ne reste plus grand chose de fun au jeu. Je ne sais pas trop comment cela aurait pu être possible, mais il manque cette petite touche, ce petit truc qui fait qu’on pourrait tuer à tour de bras tout en se marrant un peu plus…

Avis général : 16/20
La petite mort est un jeu sympa, avec quelques facettes surprenantes. Si j’aime l’univers et les personnages créés par Davy Mourier, je reste un peu sur ma faim. En effet, le jeu - très intéressant à jouer - ne laisse que peu de place aux illustration et à l’univers original de la bd. On a passé un bon moment sur ce jeu assez élaboré, mais je regrette qu’il ne soit pas un peu plus fun.

Gameplay : 17/20
Nous, on a beaucoup aimé le déroulement du jeu. Le fonctionnement en plusieurs phases permet la mise en place de vraies stratégies, même à deux ; on imagine donc aisément le potentiel à quatre ! Quelques subtilités comme l’organisation de son cimetière restent perfectibles, mais honnêtement, on en redemande !

Le design : 20/20
Bon, soyons francs… le jeu est juste super beau. Les petites morts sont beaucoup trop mignonnes, les illustrations de M. Mourier sont vraiment efficaces, et on sent que toute l’équipe a apporté un soin particulier aux moindres détails (comme les tous petits jetons qui semblent bien costauds). Sur ce point là, c’est carton plein pour La Petite Mort !

13Note générale120
13Matériel / Design
13Gameplay / ambiance

La Petite Mort: Les podcasts en parlent

Ludologies, le podcast du jeu sous toutes ses formes
Episode: HS - Table Ronde - La Petite Mort - Adapter une BD en Jeu de Société
Voir cet épisode
Ludologies, le podcast du jeu sous toutes ses formes
Episode: #Hors-Série - Table Ronde - La Petite Mort - Adapter une BD en Jeu de Société
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