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couverture bande-dessinee Naissance du tigre

Naissance du tigre

Date de parution : 9 septembre 2020

Éditeur : Les Humanoïdes Associés
Scénariste : Feldrik Rivat
Coloriste : Jean-baptiste Hostache
Collection : -
Série : Naissance du tigre
Catégorie : Policier
Public : 18
Isbn 9782731627107

Description de Naissance du tigre

A Paris, en 1889, un client toque à la porte de Sélène Fouquart, voyante extralucide qui sait faire parler les morts à l’aide d’une installation électrique spéciale. L’homme veut parler à sa défunte mère… mais la communication est mauvaise. Le contact post-mortem est perturbé par un esprit malin, Victor Coqueret, qu’elle connait bien : il fut son compagnon, jadis chef de la ménagerie du zoo. Pour son comportement violent, pour ses crimes par étranglement, Coqueret a d’ailleurs fini guillotiné. Mme Fouquart consulte son maître en matière de spiritisme, le professeur Rozier, qui lui intime l’unique marche à suivre pour détruire un spectre : brûler sa dépouille. Sélène Fouquart décide de se rapprocher du policier qui a arrêté Victor, l’inspecteur Lacassagne. Ce dernier a une partie du visage défiguré, il est borgne et il passe ses soirées à jouer du poing dans des tripots non autorisés sous le surnom du « grand Khan ». Or il n’est pas du genre à croire aux fantômes. Devant la détresse de Sélène Fouquart, il accepte néanmoins de l’aider, bien qu’il ignore encore comment il va s’y prendre… Or en marge de cette affaire, on retrouve le juge qui a condamné Coqueret mort par étranglement dans son lit, avec un message dans la bouche : « Apprends, justice aveugle, que la mort n’est plus un remède »…

Critique de Naissance du tigre

Fin XIXème, un policier défiguré et hanté par d’ambiguës démons, traque un spectre, un esprit malin encore capable de commettre les pires crimes. Un polar fantastique victorien, quoique parisien, à l’ambiance prégnante.Ça commence comme un polar victorien, pour l’ambiance et l’époque… mis à part que l’intrigue ne se déroule pas à Whitechapel, mais dans le Paris cher à Adèle Blanc-Sec ou Arsène Lupin. Le romancier Feldrik Rivat, qui narre ici son premier album de bande dessinée, inscrit son intrigue à travers une forte dimension ésotérique, accompagnée d’un corolaire de steampunk. Pour communiquer avec les morts, en effet, il faut d’incroyables machines électriques, dignes du professeur Septimus de La Marque Jaune. Il est avant tout question d’une traque à l’encontre d’un spectre, un esprit malin qui n’en finit pas d’étendre ses méfaits diaboliques. Comment tuer une seconde fois un assassin qui a déjà été guillotiné ? Le scénario de Rivat joue avec les faux semblants, avec les ambiances, avec le mythe de Mister Hyde, avec tous les codes du registre, pour animer un one-shot de 112 planches… à l’intrigue quelque peu tortueuse – en tout cas pas évidente à piger à la première lecture. Les codes narratifs du 9ème art ne sont pas forcément innés chez les romanciers… Dans une veine réaliste et encrée, proche de certains comics classiques, mais ici complétée d’une séduisante colorisation dans les tons ocre-taupe-fade, le dessin de Jean-Baptiste Hostache ne fait pas dans les fioritures. Il se passe volontiers de décors, sauf quand les transitions de lieu l’exigent – les grandes cases de mise en situation sont alors magnifiques. Sa mise en scène est néanmoins impeccablement cadrée, rythmée et proportionnée, ce qui offre une immersion forte aux lecteurs qui apprécient le registre.

9Note générale
9Scénario / ambiance
9Illustration / couleur
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