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couverture bande-dessinee Le chasseur des hautes plaines de la Saskatchewan

Le chasseur des hautes plaines de la Saskatchewan

John Tanner T2

Date de parution : 3 février 2021

Éditeur : Glénat
Collection :
Série : John Tanner
Catégorie : Western
Public : 18
Isbn 9782344014721

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Description de Le chasseur des hautes plaines de la Saskatchewan

John Tanner a été enlevé enfant, alors qu’il vivait avec sa famille dans une ferme isolée du Kentucky, par des indiens Ojibwe. Kidnappé et emmené loin, très loin, pour remplacer un fils indien décédé, il n’a alors d’autre choix que de se conformer à l’éducation de sa nouvelle famille. Sa « faiblesse » et ses cheveux blonds en font la tête de turc de ses nouveaux frères et de son père, qui n’a de cesse de le brimer. Au crépuscule du XVIIIème siècle, John Tanner termine son adolescence et il s’appelle désormais Shawshaw-a-Benase (l’hirondelle). Il a été « vendu » à une autre famille, évidemment nomade, qui vit dans le dénuement et l’alcool. Ils marchent beaucoup, longtemps, se nourrissent de leurs maigres chasses ou d’écorces de boulot… Ils tentent surtout de supporter les rigueurs de l’hiver, qui les oblige à rester enfermés parfois plusieurs jours durant dans leur unique wigwam (tipi). Les tensions sont donc exacerbées, et la rivalité grandit avec son « frère » Wamegonabiew, autour des besoins de gibiers. Un jour, Wamegonabiew tue un bison et réclame l’aide de Shawshaw-a-Benase pour le dépeçage. Mais lorsqu’ils arrivent sur la dépouille de l’animal, d’autres indiens se la sont appropriée. Une rixe débute alors, que seule la squaw en chef de la famille, Netnokwa, parvient à calmer, en tirant un coup de fusil en l’air. Elle parvient à calmer le jeu et à réunir les deux tribus autour d’un festin commun. Shawshaw-a-Benase y gagne une petite sœur, une fillette elle aussi volée à sa famille, et baptisée Skwashish. Leurs transhumances se poursuivent alors, à travers les congères, le blizzard et la faim…

Critique de Le chasseur des hautes plaines de la Saskatchewan

Seconde partie de la biographie de John Tanner, indien blanc et trappeur dans la région des grands lacs au début du XIXème. Un récit instructif sur les conditions de vie authentiques et la culture chez les Ojibwe.Christian Perrissin conclut ici sa retranscription en bande dessinée des mémoires de John Tanner, enfant blanc qui a authentiquement été éduqué par des indiens d’Amérique du Nord, à la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle. Ces mémoires proviennent en réalité de la curiosité documentaire, anthropologique pour l’époque, du docteur Edwin James, qui a recueilli les témoignages de cet « indien » sur son extraordinaire destin. Son récit s’est cependant arrêté à l’année 1827, il l’a fait publier en 1830 dans un livre devenu un succès pour l’époque, A Narrative of the Captivity and Adventures of John Tanner. Le cahier final revient par écrit sur ce qu’on sait (et surtout ce qu’on ne sait pas) des vingt dernières années de John Tanner, décédé en 1846. Mais avant cela, cette seconde partie de diptyque reprend là où nous en étions restés. Devenu Shawshaw-a-Benase, Tanner devient progressivement un adulte et apprend à être un bon chasseur. Il traverse les épreuves au sein de tribus fort peu aimantes – selon notre prisme occidental – dans le dénuement et la pauvreté intellectuelle. Les indiens sont rustres, cruels, alcooliques et dépourvus d’ambitions. Ils se bornent à survivre et à négocier sommairement, en ne pensant qu’au moment présent. Pour autant, les épreuves rencontrées, les conflits, les aventures et les grands paysages rendent ce récit une nouvelle fois passionnant, tout autant qu’il instruit sur la réalité de la culture indienne. On ne peut en effet trouver meilleur témoignage que celui de cet enfant blanc enlevé, devenu « trappeur » infiltré au sein d’une tribu au crépuscule des sociétés indiennes. Le dessin réaliste de Boro Pavlovic, vraisemblablement réalisé à partir d‘un crayonné sur-contrasté, se montre quant à lui de moins en moins « fini » au fil des pages, avec de curieuses variations de rendu charbonneux parfois. Cela ne gêne nullement le souffle épique, la qualité de la documentation (les rites et les costumes !), la sensation d’être un aigle observateur des larges panoramas sauvages canadiens.

Auteur de la critique

12Note générale
12Scénario / ambiance
11Illustration / couleur
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