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couverture bande-dessinee Vie éternelle mode d'emploi

Vie éternelle mode d'emploi

Chronosquad T5

Date de parution : 21 août 2019

Éditeur : Delcourt
Coloriste : Grégory Panaccione
Collection : Neopolis
Série : Chronosquad
Catégorie : Science-Fiction
Public : 18
Isbn 9782413010883

Description de Vie éternelle mode d'emploi

Dans une fumerie d’opium, Bloch explique à Héra comment fonctionnent les pipes et comment la résine d’opium doit lentement faire une petite boule, d’abord grésillante, puis gonflée et enfin frite. Héra ne semble pas réceptive, d’autant que leurs contacts sont arrivés. Ils sont dans la Chine de 1840 et si fumer l’opium est alors légal, les chronotouristes qu’ils poursuivent font du trafic pour le monde contemporain. Pendant ce temps, dans un chronoport, Alfio Capurso explique à un groupe de chronotouristes triés sur le volet l’objectif du séjour qu’il propose : à la fin du pliocène, il s’agit d’observer quatre types d’hominidés qui se croisent à ce moment-là de l’Histoire. Une des touristes l’agresse : c’est son ancienne compagne qui fait un scandale car Alfio s’affiche avec son assistante, très jeune… Les deux navettes prévues partent, mais l’overbooking a fait des dégâts : quatre passagers restent dans le hall, dont l’ex… Ils sont envoyés dans une navette technique, mais un incident les fait atterrir dans une forêt immense, à un autre âge que celui prévu. Ils sont perdus, c’est un travail pour les Chronosquads.

Critique de Vie éternelle mode d'emploi

Alors que quatre chronotouristes se sont égarés au Haut Moyen-Âge, Telonious et Bey sont envoyés les chercher. Ils risquent un vieillissement exponentiel à cause d’un trou de ver. Retour des héros de Chronosquad, pour une mission complète. Il était temps.Une nouvelle saison de Chronosquad s’annonce. Alors que la première était une mission étalée sur quatre tomes, celle-ci semble partie pour se dérouler en une seule mission par opus. La présentation est différente aussi, avec les héros présentés en une page, un clin d’œil aux BD de notre enfance (enfin, les plus décatis d’entre nous autres, pauvres lecteurs). Six héros, donc, le trio d’agents de Chronosquad : Telonious, Penn et Bey ; accompagnés des parents de Telonious, leur chef à tous Aristoteles et leur ennemie Silverberg. Enfin, le petit dernier, Leonardo, qui n’est autre que le grand Léonard de Vinci, géniteur de la fille de Penn et qui forme un trio amoureux bien réussi avec la jeune femme et Bloch. Léonard, c’est le collaborateur rêvé de toutes les fictions. Ingénieur accompli, cerveau brillant, sa capacité à manier les concepts va être au centre de l’aventure, puisqu’il déniche un problème dans la mission présente : un vieillissement exponentiel des chronotouristes et des chronosquads partis les sauver dans le Haut Moyen-Âge. On va en effet faire la rencontre d’Abul-Abbas, l’éléphant de Harun Al Rashid envoyé en cadeau d’amitié par le calife de Bagdad à Charlemagne… Le scénario est comme d’habitude parfaitement appuyé sur une belle connaissance historique de Giorgio Albertini, dont c’est le métier premier. Le fil rouge de cette nouvelle saison semble être la quête de l’immortalité, puisque les déconvenues de Silverberg interviennent comme un fil rouge. On la voit aux mains de Merkat, l’insupportable président de la terrible JTL… mais on n’en saura que très peu sur le sujet. Juste de quoi avoir un aperçu des prochaines problématiques. Et ça tombe bien, car la fin est assez saisissante, à la fois lente et définitive. Mais les signaux envoyés dans le déroulé de l’album semblent assez clairs sur la suite des aventures des Chronosquads. Le séquençage est toujours aussi dynamique, la narration toujours très visuelle, avec beaucoup de cases, voire des pages entières muettes. La ligne claire de Panaccione est belle et efficace, ses personnages sont toujours aussi attachants, avec des caricatures de personnalités (on a déjà reconnu l’ancien premier ministre de Villepin dans le rôle du ministre) et de nombreux clins d’œil à l’histoire de la bande dessinée. Aristotélès est un sosie du Sémaphore de Cubitus, l’un des membres de l’équipe, Milo, apparu dans les troisième et quatrième tomes, ressemble à s’y méprendre au grand Milo Manara, par exemple… Bey ressemble à Ranxérox ! On peut s’amuser longtemps comme cela. Malgré le trouble soulevé par la fin, on referme ce nouveau tome heureux d’être revenu dans ce monde riche et potentiellement source d’autres intrigues passionnantes.

12Note générale
10Scénario / ambiance
10Illustration / couleur
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