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couverture bande-dessinee Chroniques amérindiennes

Chroniques amérindiennes

Date de parution : 13 janvier 2020

Éditeur : Ilatina
Illustrateur : Quique Alcatena
Scénariste : Gustavo Schimpp
Collection : -
Série : Chroniques amérindiennes
Catégorie : Western
Public : 18
Isbn 9782491042028

Description de Chroniques amérindiennes

Kyehe et le Windigo : Le vieil indien Kyehe fait profiter de ses expériences aux papooses. Il leur conte comment il a perdu son œil, en combattant le terrible Windigo, des années auparavant, alors qu’il cherchait à devenir un homme, un guerrier.
L’homme qui n’était pas : L’expérience étrange et fantastique de Mishe-Mokwa (grand ours des bois), enfant trouvé par le guerrier Iagoo, qui va grandir au sein de son village, puis ressentir le besoin de parcourir les bois, attiré par les ours, jusqu’à les rejoindre, définitivement...
Quatre Iroquois : Quatre guerriers se racontent l’histoire la plus fantastique de leurs chasses passées, afin de pouvoir s’approprier l’unique fusil échangé avec les blancs plus tôt le matin. Quelle histoire va remporter le lot ?
Le faux visage : A la découverte de la société des faux visages et de la terrible aventure de Nekumonta, devant rejoindre le monde fantomatique de ces derniers, pour toujours...
Le vol du corbeau : L’expérience chamanique d’Atotarho, un jeune garçon maltraité par son père, qui va néanmoins battre un Chenoo, géant dévoreur de chair, grâce au concours d’un corbeau lui donnant l’ubiquité. Mais ce dernier est bien plus que cela...
D’autres récits tout aussi fantastiques suivent, tels : Un mince espace ; Face tachetée ; Chasseur au cœur sombre ; Conséquences et responsabilités ; Les murmures des bois.

Critique de Chroniques amérindiennes

Inédites en français, ces histoires permettent non seulement de mieux connaitre un duo Argentin talentueux, mais d'ajouter aussi un bel album à la thématique des légendes indiennes d'Amérique du nord. Du miel pour l’esprit et les yeux.Gustavo Schimpp, né en 1966 est un auteur Argentin surtout connu en France pour le dyptique Berzarek avec Horacio Lalia, paru chez Albin Michel en 1999. Enrique Alcatena, bien qu'un peu plus ancien de onze années et davantage présent en termes de bibliographie, a surtout pu être apprécié avec l'étonnant gros volume de 179 pages Borlavento face au vent, paru en 2019 aux éditions Warum. C'est là que son dessin noir et blanc ciselé est apparu comme l'un des plus formidables de la grande tradition des classiques « hispaniques ». Ces 10 récits fantastiques puisant dans les légendes indiennes de tribus des cinq nations pourront rappeler certaines autres histoires, par des auteurs amoureux aussi des sous-bois et des mocassins, ayant produit des classiques du western en BD, tels Hugo Pratt, Blanc-Dumont ou Derib. Cependant, rarement cette thématique aura bénéficié d'un tel traitement, que ce soit au niveau de la pagination, de la présentation, mais aussi artistiquement parlant. Gustavo Schimpp parvient, au rythme de 8 à 14 pages par récit, à nous immerger dans les vies, souvent dures, de membres de la communauté. Si une certaine poésie est présente et que des moments de tendresse parviennent à émerger, comme lors de l'épisode Face tachetée et ses complices castors, la vie et la mort reprennent à chaque fois leurs droits, apportant la touche dramatique à l'ensemble. D’ailleurs, souvent l'horreur fera son apparition dans les paysages sauvages des grandes forêts de l'Est. Que ce soit sous la forme de monstres, ou plus dramatiquement encore via la coutume sanguinaire des Ottawas, torturant leurs ennemis jusqu'à l'aube, ne leur laissant quasiment aucune chance. Ce que, par honneur, ira constater Thayenda dans l’épisode Un mince espace. Graphiquement, Enrique Alcatena donne pleinement vie à ces hommes et ces esprits, ces animaux et les grands espaces angoissants de ces forêts profondes et sombres. Son dessin, réalisé au pinceau et à la plume, mélange fluidité et hachures, magnifie les tuniques mais aussi les esprits et les morts-vivants. Il offre des cases et des planches magiques, dignes souvent des meilleurs récits d'horreur. Parfois, dans un esprit carte à gratter, les hachures fines émergent d'un noir profond, et à d'autres moments, les tâches noires du pinceau explosent du fond blanc, tels les casse-têtes sur le crâne de Thayenda, au petit matin nuageux. Majestueux. Vraiment, il était impensable que ces Chroniques amérindiennes restent inédites. On ne remerciera jamais assez l’éditeur pour cette initiative.

16Note générale
10Scénario / ambiance
10Illustration / couleur
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