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couverture comics Le Bord du gouffre

Le Bord du gouffre

Date de parution : 19 août 2020

Éditeur : L'employé du moi
Illustrateur : Noah Van Sciver
Scénariste : Noah Van Sciver
Coloriste : Stéphanie Hans
Collection : -
Série : Le Bord du gouffre
Catégorie : Chronique sociale
Public : 18
Isbn 9782390040750

Description de Le Bord du gouffre

Jeune papa, Joe mène sa vie en compagnie de Nicole sa femme ainsi que leur bébé. Même s’il travaille dans une pizzeria du coin, il n’arrive pas à se démettre correctement de son penchant pour l’alcool, qu’il pense être son seul bien être pour tenir face à cette nouvelle existence si pressante. Et l’arrivée de sa junkie belle-mère, tout juste séparée de son dernier homme, dans le foyer n’arrange pas les choses. Quand Nicole, ayant pris l’avion pour visiter sa sœur, le laisse seul, c’est un Joe accumulant les impairs à son boulon qui va sombrer davantage le jour où il est témoin, victime et complice d’un drame où sa belle-mère est en cause. Il faudrait un miracle pour le sortir de là.

Critique de Le Bord du gouffre

Ce roman graphique, publié par Fantagraphics aux États-Unis en 2015, dévoile de l’auteur américain montant une facette plus sombre. Une histoire superbement menée, dramatique quoique l’espoir reste. Auteur alternatif américain, Noah Van Sciver a déjà une intéressante bibliographie primée à de multiples reprises. C’est avec Fante Bukowski, une trilogie, que dès 2015 il a été popularisé en France. C’est depuis lors que l’Employé du moi l’éditeur belge propose notablement les publications complémentaires comme ce St Cole édité comme Le Bord du gouffre. L’œuvre originale, avec son titre pouvant faire s’interroger, paraissant obscure pour qui ne l’aura pas lu, précisons juste (sans trop révéler l’histoire), comme l’auteur indique, qu’un personnage prononce à un moment la phrase « A Sink Hole !» : elle peut s’interpréter par « Saint Cole », si mal compris en anglais. Passée cette précision linguistique, indiquons que depuis ce récit le trait de l’auteur a davantage évolué, mais que cette œuvre de 2015, un noir et blanc très hachuré avec des formes quelque peu tordues parfois, a toutefois une évidente force d’évocation. Son attrait graphique est renforcé par sa présentation sous forme cartonnée. Un récit dramatique est délivré par Noah Van Sciver, où s’enchaînent les scènes violentes avec peu d’espoir laissé aux protagonistes. L’auteur montre l’alcool, la lose, le désespoir, la drogue dure, comme rarement, sauf peut-être comme ses contemporains Simon Henselmann (auteur de Meg & Mogg), ou Jason Little (Borb). Venant d’un auteur qui a grandi au sein d’une famille de mormons, cette propension dans le détail de la misère n’est pas si surprenante d’ailleurs. Il s’intéresse à cette culture tellement que les récits de certains de ces ouvrages l’ont pour sujet. (La vie de Joseph Smith, One Dirty Tree en VO, en courts, à paraître). L’Employé du moi, parmi d’autres livres de l’auteur, adapte celui-ci particulièrement, justement et certainement pour montrer cette faculté qu'il a à traiter tant de sujets dramatiques, que plus ironique (avec Fante Bukowski) ou bucoliques (Johnny Appleseed, Revival 2020). Qui l’apprécie trouvera ainsi une aubaine, qui s’accompagne d’un mini comic autobiographie de 40 pages, Mon aventure torride, (My Hot Date, 2015, Kilgore books), au niveau agenda, montrant le côté clownesque et humoristique de l’auteur. Avant que ne soient épuisés ces deux-là, un conseil : achetez-les ensemble !
13Note générale
12Scénario / ambiance
14Illustration
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