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couverture comics Une autopsie de Jack l'Éventreur

Une autopsie de Jack l'Éventreur

From Hell - Édition couleur T1

Date de parution : 20 janvier 2021

Éditeur : Delcourt
Coloriste : Eddie Campbell
Collection : Contrebande
Série : From Hell - Édition couleur
Catégorie : Thriller
Public : 18
Isbn 9782413016533

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Description de Une autopsie de Jack l'Éventreur

Septembre 1923, sur une plage de Bournemouth, ville portuaire située sur la côte sud de l'Angleterre, dans le comté de Dorsert. Deux vieillards marchent sur le sable et dissertent ensemble. La Première Guerre Mondiale leur semble encore bien proche. M. Lees pense qu'elle est annonciatrice de la fin du capitalisme. Bien qu'il soit issu des classes moyennes, il se revendique d'un socialisme, qui, bientôt, renversera, par l'accession du Parti Travailliste, le régime de Sa Majesté. M. Abberline, Lui, au contraire, est issu d'une famille ouvrière qui a toujours voté pour les Tory. Mais ce qui taraude vraiment les deux patriarches, ce n'est pas tant la situation politique de leur patrie que les remords et la culpabilité qu'ils partagent. Lees, pour la première fois de sa vie, avoue qu'il a été un imposteur. Abberline, quant à lui, a été un flic qui a préféré se taire. Tous deux s'accordent à avouer qu'ils se sont enrichis avec rien. Plus exactement avec le silence. L'ex flic en a tiré une pension confortable et ses économies s'évaluent aussi à une tonne d'ennuis qu'il a évités en se taisant. Le voici jouissant de bons à côtés et d'une maison coquette située sur le front de mer et dans laquelle il va accueillir sa vieille connaissance qu'est Lee. Il lui souhaite la bienvenue dans la demeure que Jack a bâtie...

Critique de Une autopsie de Jack l'Éventreur

Nouvelle édition du chef-d’œuvre de Moore et Campbell, cette fois-ci colorisée par le dessinateur lui-même. Un visuel renouvelé qui amène aussi une lecture plus subtile, moins axée sur l'effroi. Bref, une nouvelle découverte de ce chef-d’œuvre. C'est en 1991 qu'Alan Moore démontre à nouveau à toute l'industrie des comics et plus généralement au monde de la BD qu'il est un auteur à nul autre pareil. Eddie Campbell délivre alors un dessin en noir et blanc aussi fou que le meurtrier de Withechapel, contribuant au fait que ce comic book remporte des dizaines de prix et s'impose auprès du public comme un pur chef d’œuvre, ce que lectorat français constatera presque dix ans après, déjà chez Delcourt. Puis a progressivement émergé chez Eddie Campbell l'idée d'y amener des couleurs, pour un travail s'étalonnant sur des années. Cette fois-ci encore, Delcourt nous propose ce nouvel écrin, qui correspond à la Master Edition US, et qui sera cette fois-ci publié en trois volumes. Alors on ne va pas vous refaire le coup des qualités de cette histoire mais on peut aussi imaginer que des lecteurs la découvriront au travers de cette nouvelle édition, qui s'avère être bien plus qu'une simple réédition «colorisée». S'il est toujours délicat d’apposer des couleurs à une œuvre originellement conçue pour le noir et blanc, cette version se dégage d'entrée de toute critique qui consisterait à l'accuser de dévoyer la version originale, puisque c'est le dessinateur lui-même qui se charge des couleurs. Et les choix d'Eddie Campbel font mouche. On veut dire par là qu'ils ne sont certainement pas axés sur le seul critère esthétique. Ce qu'Eddie Campbell a, à l'évidence, choisi de faire, avec ses couleurs douces et mats, c'est justement de prendre le contrepied du noir et blanc étouffant, angoissant et cauchemardesque qui a renversé tous les lecteurs de From Hell. Quel intérêt alors et dans quel but ? Celui (et c'est à nouveau complètement fou), de donner encore plus de lumière à la narration, au travail de Moore. Et bien sûr, ça marche et ça offre une nouvelle grille de lecture, dont de nombreuses clés se trouvent dans un cahier de fin d'album, truffé de références sur lesquelles le scénario s'est appuyé, parfois au plus près de la réalité historique, ou alors quand le génie de Southampton a interprété des faits ou les a extrapolés. Alors pour conclure, il nous semble absolument essentiel de rappeler que From Hell est une œuvre majeure, non pas parce qu'elle se limite à une enquête extraordinaire sur un tueur légendaire, (même si l'ADN lui attribue désormais une identité, Jack restera toujours un mythe), mais parce qu'on y croise une galerie de personnages ayant existé. Et ce sont ces personnages qui donnent vie au bouquin, quand l’Éventreur enlève celle des catins misérables de la Londres de 1888. Si From Hell en noir et blanc est indispensable, il n'y a aucune raison de se dispenser de sa version en couleur.

Auteur de la critique

13Note générale
13Scénario / ambiance
13Illustration
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