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couverture comics Doomsday clock

Doomsday clock

Date de parution : 23 octobre 2020

Éditeur : Urban Comics
Illustrateur : Dan Jurgens
Collection : DC Rebirth
Série : Doomsday clock
Catégorie : heroes
Public : 18
Isbn 9791026818281

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Description de Doomsday clock

Le plan d’Adrien Veidt n’aura finalement pas fait long feu. Lorsque le monde s’est rendu compte que l’invasion extraterrestre n’était rien d’autre qu’une illusion pour mettre fin à la guerre froide, tout a changé. Depuis lors, on n’a plus aucune trace de Ozymandias, et il ne sera plus possible de le faire répondre de ses crimes : plus de 3 millions de morts… inutilement ! la trêve entre les USA et la Russie a également été brisée, et le conflit reprend de plus belle. Si bien que la Russie procède à une invasion de la Pologne afin d’étendre sa puissance vers l’ouest. Un réel acte de guerre qui poussera les USA à une réaction. Alors que l’implosion du monde n’est plus très loin et qu’une catastrophe hors du commun se prépare, un homme en masque marche et entre dans une prison. Rorschah est conscient qu’il ne reste plus beaucoup de monde avant que ce ne soit la fin. Il est donc nécessaire de la libérer. L’unique personne pouvant sauver le monde. Il possède un argument indiscutable afin qu’elle s’en mêle et affronte le danger pour sauver le monde entier. La vie de son garçon : elle ne pourra pas l’abandonner. Elle détient l’avenir du monde entre ses mains : Érika Manson, dit la Marionnette.

Critique de Doomsday clock

C’est un échec pour Adrien Veidt : son univers va se retrouver à nouveau dans le chaos. Et s’il fallait chercher la solution autre part ? Un cross-over intéressant ainsi qu’une entreprise énorme, mais un peu trop axée sur la performance plutôt que sur la qualité du récit en lui-même. DC Univers Rebirth avait déjà annoncé les couleurs : le véritable cross-over des personnages de l’univers DC et de celui des Watchmen n’était plus loin. Cet évènement monumental mettait déjà la salive à la bouche, et suscitait déjà de nombreuses interrogations : Geoff John y répond entièrement avec ce monumental pavé de plus de 400 pages. Il s’agit donc d’un évènement que l’expérimenté scénariste canadien n’a pas voulu se faire conter. Sur chaque page se ressent tout le soin propre à toute rencontre de type cross-over, et certains des « face-to-face » (notamment les cas de Ozymandias et Lex Luthor, Rorschach et Batman ou le Docteur Manhattan et Superman) resteront à jamais dans l’histoire. Les fans voient ainsi se réaliser leur rêve, la quasi-totalité des personnages de Watchmen se retrouveront à croiser, se lier d’amitié ou combattre un nombre inestimable de ceux de DC. Il s’agit d’une entreprise énorme vu le travail monumental que cela implique, Johns donnant même l’impression de s’être métamorphosé en Adrien Veidt, un fantastique démiurge narcissique. La réalité est qu’il essaie d’égaler le style d’Alan Moore en imitant avec brio son écriture : des discussions avec un sens profond et philosophique qui jouent sur la temporalité, de vastes annexes à l’image des pages de journaux ou des documents confidentiels aux réflexions portées sur les super héros… On découvre même une tout autre version du fameux récit de pirates qui se retrouvait dans l’œuvre de Moore, mais cette fois-ci avec celui d’un film policier. Les hommages abondent, et on voit de plus en plus de clins d’œil et de réécritures de certaines pages emblématiques de DC. Cela fait preuve d’un talent indiscutable, et de la volonté de laisser une trace dans les esprits. L’ambition est malheureusement quelquefois trop grande et trop complexe. Nombre de passages sont magnifiquement travaillés et nous laissent espérer une excellente suite, bien que beaucoup se découragent quelque peu déjà en raison du traitement et de la chute qui ne se montre pas à la hauteur des attentes. Un grand nombre de parties mériterait plus un comics à part entière, plutôt que ce cafouillis complexe et impénétrable, comme le cas des va-et-vient temporels quelques fois agaçants de Manhattan. Il existe également d’autres scènes qui ne présentent aucun intérêt et sont même presque inutiles tels que l’apparition du Joker. Appréciera toutefois avec plaisir ce projet phénoménal surtout que Gary Frank est le seul dessinateur. Il nous offre une prestation à couper le souffle qui va bien au-delà de tout ce qu’il avait fait auparavant. Franck mime avec justesse l’art séquentiel de Dave Gibbons en prenant soin d’y apporter une touche graphique formidable. Un magnifique cross-over qui nous pousse au rêve, bien que le moment soit peut-être venu de remettre les pendules à l’heure.
10Note générale
10Scénario / ambiance
9Illustration
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