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couverture comics D'eau et de boue

D'eau et de boue

Date de parution : 6 avril 2022

Éditeur : Robinson
Illustrateur : Matthew Fox
Scénariste : Adam Smith
Collection :
Série : D'eau et de boue
Catégorie : Roman graphique
Public : 18
Isbn 9782016291191

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Description de D'eau et de boue

Le jeune Myers sert des boissons aux clients de son bar clandestin, le Flated, installé sur les berges du Mississippi. Mais ce soir-là, il n’y a pas que des clients habituels. Aujourd’hui, Myers vient d’enterrer son père, Darnell. Et après la cérémonie, ils se réunissent autour d’un verre, plutôt alcoolisé, en sa mémoire. Désormais, ce bar, c’est le sien. Il a une vingtaine d’année, il est sans cesse rongé par des crises d’angoisse et il va devoir gérer. De gentilles bigotes lui proposent de l’aider financièrement… Myers refuse. Son père lui a appris à se méfier des endoctrinements. Myers connait la valeur de la liberté. Avec l’alcool, la tension monte dans le bar. Myers a besoin de sortir prendre l’air, dans la nuit. Comme lui appris son père, il se déchausse et fait quelques pas dans le fleuve, pour sentir la boue entre ses orteils, une sensation d’apaisement sans nulle autre pareille. Le fantôme de son père l’aide à se calmer en lui prodiguant les bons conseils. Quand il revient au bar, un peu plus dépeuplé, le guitariste local – un ami – l’avertit que les stocks d’alcool sont au plus bas. Myers doit aller s’approvisionner dès le lendemain. Désormais seul, Myers range le bar et fait le ménage. Il ne se couche pas sans avoir descendu une dernière bouteille de whisky. Dans la pièce d’à côté, la chaise qui a servi à son père à se pendre est restée renversée, sous un morceau de corde toujours attaché au ventilateur. Le lendemain, Myers prend ses responsabilités. Après un bon café, il fait l’état des comptes – c’est la merde – et prend son pick-up pour aller acheter de l’alcool chez Bud. Il tombe sur des flics qui lui rappellent, de manière musclée, que le transport d’alcool est règlementé dans cet état…

Critique de D'eau et de boue

Sur les berges du Mississippi, le père de Myers vient de se pendre. Le jeune homme doit gérer le bar. Il est alors progressivement endoctriné par une secte. Un thriller psychologique qui gère admirablement la montée en tension paroxystique.Cet épais roman graphique venu des Etats Unis prend progressivement des tournures de thriller psychologique. Dans le décorum des rednecks américains, le scénario d’Adam Smith prend le temps « d’installer » le personnage principal de Myers, un jeune homme en plein marasme mental. Son père vient de se pendre, ses finances sont au plus bas, l’activité paternelle qu’il compte faire perdurer n’est pas tout à fait légale… Et il se méfie comme de la peste des mains tendues, dans une région où l’endoctrinement religieux pourrit les mentalités. Le retour inattendu de sa mère, qui l’avait abandonné à l’âge de 2 ans, va sonner le début de la vraie intrigue. Car sa mère est en couple avec une sorte de gourou, un type d’apparence très sympa… Curieux de connaître sa demi-sœur, dont il ignorait l’existence, Myers va être entrainé dans une situation des plus sordides. L’eau et la boue du titre et du Mississippi jouent ici un double rôle. D’une part, ils servent à apaiser les angoisses de Myers – nous avons tous commencé par passer 9 mois dans un milieu « aquatique » très rassurant. D’autre part, ils font écho à l’ambiance poisseuse qui croît lentement, jusqu’au paroxysme final délirant. Le lecteur pourra sans doute être moins fan de ce final, qui nous largue un peu comme de vieilles chaussettes (humides). Cela dit, la lenteur de la narration, qui s’attarde parfois sur des séquences muettes secondaires, participe admirablement de la montée en puissance de la tension. Notamment, le traitement graphique majoritairement bichromique de Matthew Fox participe de cette atmosphère crépusculaire, sur un dessin semi-réaliste inégal : tantôt les personnages sont dessinés avec détails, mouvements et expressivité (les clients du bar au début, la querelle avec les flics…) ; tantôt le dessinateur se contente d’une case « rough » non fignolée. Cela ne nuit aucunement à l'efficacité de ce bon thriller sordide.

Auteur de la critique

13Note générale
9Scénario / ambiance
14Illustration
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